{"id":3261,"date":"2019-12-08T21:42:48","date_gmt":"2019-12-08T21:42:48","guid":{"rendered":"https:\/\/legsedition.net\/public\/?p=3261"},"modified":"2024-12-05T13:07:08","modified_gmt":"2024-12-05T13:07:08","slug":"editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/","title":{"rendered":"\u00c9ditorial 14, vol. 1 &#8211; De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019on ne finit jamais de r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 sati\u00e9t\u00e9 la correspondance in\u00e9luctable entre la litt\u00e9rature et la politique parce que l\u2019\u00e9crivain, cet animal politique, est forc\u00e9ment en situation. Ne pas parler de politique, ne pas prendre position est encore un choix politique. Ce num\u00e9ro de <em>Legs et Litt\u00e9rature <\/em>porte en fait sur ce transvasement de la litt\u00e9rature et de la politique en invitant les chercheurs \u00e0 rep\u00e9rer ou repenser la politique en dessous de l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire comme pouvant \u00eatre moyen ou fin. Autrement dit, il s\u2019agirait de faire ressortir la perspective politique d\u00e9coulant de l\u2019\u0153uvre romanesque ou po\u00e9tique. Ainsi, l\u2019on ne saurait parler de rar\u00e9faction, dans les diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s dont il sera question ici, des \u0153uvres o\u00f9 la politique est pr\u00e9sente, qu\u2019elle soit figur\u00e9e comme \u00e9pisode ou fond de tableau. Au-del\u00e0 de la querelle des formes, nous avons privil\u00e9gi\u00e9 une posture provocatrice en reprenant la formule de l\u2019\u00e9crivaine Olive M. Senior qui s\u2019\u00e9nonce ainsi\u00a0: la litt\u00e9rature est <em>\u00e9minemment<\/em> politique parce que nous sommes des animaux politiques<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> (c\u2019est moi qui souligne). L\u2019\u00e9crivain en situation veut tout simplement dire qu\u2019il est impliqu\u00e9 jusqu\u2019aux os dans la politique comme \u00e9tant un effet d\u2019entra\u00eenement du berceau \u00e0 la tombe nous dit Senior. Il peut choisir soit de traiter ou de gommer son sujet. Ce choix s\u2019inscrit dans une \u00e9thique de responsabilit\u00e9 de l\u2019\u00e9crivain comme \u00e9tant \u00e0 la fois un \u00eatre humain et citoyen de la soci\u00e9t\u00e9 ou du monde<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Le voir autrement, c\u2019est s\u2019inscrire dans la posture du d\u00e9ni. \u00c0 titre d\u2019illustration, j\u2019incorpore la r\u00e9flexion suivante formul\u00e9e au mois de septembre dernier pour mettre en exergue ce rapport quasi intime de la litt\u00e9rature et de la politique \u00e0 travers quelques \u00e9v\u00e9nements \u00e9pisodiques.<\/p>\n<p>En r\u00e9action \u00e0 la controverse du <em>blackface<\/em> vue par Dany Laferri\u00e8re, plus d\u2019un s\u2019\u00e9tonnera que l\u2019immortel ait cette fois accept\u00e9 d\u2019\u00e9mettre une opinion politique par le truchement des errements et \u00e9lucubrations litt\u00e9raires, lui qui, maintes fois, clame de n\u2019avoir pas de positions sur tel ou tel sujet donn\u00e9. D\u2019embl\u00e9e et sans langue de bois, l\u2019\u00e9crivain a rat\u00e9 une occasion en or de mettre la litt\u00e9rature au service du politique, contrairement \u00e0 ce qu\u2019il annon\u00e7ait \u00e0 l\u2019\u00e9mission 24\/60 de l\u2019animatrice de Radio-Canada, Anne-Marie Dussault, \u00e0 la suite de la publication d\u2019une photo grim\u00e9e du Premier ministre canadien Justin Trudeau par le Magazine am\u00e9ricain <em>Times<\/em> le 18 septembre dernier.<\/p>\n<p>La question fondamentale \u00e0 laquelle devait r\u00e9pondre Laferri\u00e8re se r\u00e9sume \u00e0 celle-ci\u00a0: le <em>brownface<\/em> de Trudeau ou son d\u00e9guisement en Aladin il y a presque 20 ans, est-il raciste ? Si oui, son excuse publique \u00e9tait-elle n\u00e9cessaire ? Dans le collimateur des m\u00e9dias et de l\u2019opposition politique, ce dernier admet la posture raciste de son geste et du coup s\u2019excuse. Donc, on se demande pourquoi l\u2019intervention complaisante de l\u2019acad\u00e9micien \u00e0 absoudre la m\u00e9prise de son Premier ministre et \u00e0 nier la port\u00e9e pr\u00e9judiciable et raciste de tout personnage grim\u00e9.<\/p>\n<p>Cette r\u00e9plique s\u2019inscrit dans une dissidence jouissive quand on observe le flux d\u2019acquiescements aux propos de Laferri\u00e8re \u00e0 la suite du micromessage (tweet) de la journaliste Anne-Marie Dussault apr\u00e8s la tenue de l\u2019entrevue. Les internautes se raffolent du butin de la controverse qu\u2019est l\u2019opinion de l\u2019\u00e9crivain qu\u2019ils semblent consid\u00e9rer comme la chose jug\u00e9e et sans appel. L\u2019immortel a parl\u00e9 ! Mais que peut vraiment nous enseigner la litt\u00e9rature ?<\/p>\n<p>Dans le langage lacanien, le signifiant qu\u2019est le racisme tel qu\u2019il se manifeste dans le <em>blackface<\/em> est plus important que le signifi\u00e9, donc l\u2019image de Trudeau grim\u00e9 en noir ou peint en Aladin. Le signifi\u00e9 est l\u2019effet du signifiant. Dire que le ph\u00e9nom\u00e8ne en lui-m\u00eame est d\u00e9pourvu de toute connotation raciste, parce qu\u2019il a lieu au Canada et en r\u00e9f\u00e9rence aux<em> Mille et Une Nuits <\/em>(1717), tout en cherchant \u00e0 le dissocier des exp\u00e9riences am\u00e9ricaines, c\u2019est m\u00e9connaitre toute la g\u00e9n\u00e9alogie de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 en Occident.<\/p>\n<p>Il y a une na\u00efvet\u00e9 primaire qui d\u00e9range, un d\u00e9ni volontaire qui provoque la stup\u00e9faction lorsqu\u2019on entend Dany dire que l\u2019incident du <em>blackface<\/em> du Premier ministre a quelque chose \u00e0 voir avec la culture ou l\u2019histoire am\u00e9ricaine de l\u2019esclavage des Noirs. Aladin, dit-il, rel\u00e8ve d\u2019un autre registre et ne renvoie pas \u00e0 un \u00eatre vivant, mais bien d\u2019un personnage litt\u00e9raire ou fictionnel. Il se r\u00e9gale du fait que l\u2019Orient, \u00e0 travers la Perse, est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 au Canada par l\u2019interm\u00e9diaire de cet incident inspir\u00e9 de<em>s Mille et Une Nuits<\/em>. Pour faire l\u2019\u00e9conomie de ses \u00e9lucubrations sur le caract\u00e8re pacifiste du Canada \u00e0 travers la litt\u00e9rature en opposition aux \u00c9tats-Unis qui sont toujours en guerre comme il l\u2019a pr\u00e9cis\u00e9, \u00e9lucidons un peu la couleur d\u2019orient derri\u00e8re le masque d\u2019Aladin!<\/p>\n<p><em>Les Mille et Une Nuits<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> est une histoire tir\u00e9e d&rsquo;un roman d&rsquo;amour. C&rsquo;est une collection \u00e9pique de contes folkloriques arabes \u00e9crits au cours de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or islamique. M\u00e9pris\u00e9 par une \u00e9pouse infid\u00e8le, Shahryar est le roi d&rsquo;un grand empire, mais il a le c\u0153ur bris\u00e9. Shahryar a choisi d&rsquo;\u00e9pouser une nouvelle femme tous les jours pour la tuer le lendemain matin. L&rsquo;intrigue coh\u00e9rente du roman concerne les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par Sch\u00e9h\u00e9razade pour emp\u00eacher son mari, le roi Shahryar, de la tuer en l&rsquo;entretenant avec une histoire par nuit pendant 1 001 nuits. Les histoires les plus connues sont celles d\u2019Ali Baba, de Sinbad le marin et d\u2019Aladin.<\/p>\n<p>Sylvie Chalaye l\u2019indique dans \u201cDu noir au n\u00e8gre\u00a0: l\u2019image du Noir au th\u00e9\u00e2tre (1550-1960) :<\/p>\n<p>Mis \u00e0 la mode par Antoine Galland et sa traduction des <em>Milles et Une Nuits<\/em>, l\u2019Orient, ses s\u00e9rails et ses sultans fascinent le dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle et ne cessent d\u2019inspirer la litt\u00e9rature. Or, si le th\u00e9\u00e2tre ne reconna\u00eet pas dans l\u2019homme noir l\u2019esclave du planteur des Am\u00e9riques, il pr\u00e9f\u00e8re voir en lui le domestique exotique d\u2019un magnifique palais persan, ou le puissant eunuque du harem o\u00f9 la belle esclave blanche est retenue prisonni\u00e8re. Ces pi\u00e8ces orientalistes, qui foisonnent tout au long du si\u00e8cle, utilisent les hommes noirs comme des touches d\u2019exotisme qui viennent rehausser la couleur locale des tableaux d\u2019Orient dont raffole le public<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a><\/p>\n<p>Ici, la noirceur, pour elle, n\u2019est pas qu\u2019un artifice exotique de l\u2019ambiance orientale, elle reste aussi le faire-valoir de la beaut\u00e9 blanche, image de la fragilit\u00e9 et de puret\u00e9 dans l\u2019esth\u00e9tique du si\u00e8cle. La laideur, toute comme la monstruosit\u00e9 constituait des th\u00e8mes r\u00e9currents dans le th\u00e9\u00e2tre \u00e0 partir de l\u2019effroi qui r\u00e9sulte du simple regard. Certains auteurs dramatiques, relate Chalaye, font ressortir autant la couleur noire des eunuques qui viennent martyriser de belles jeunes filles pures afin de cr\u00e9er des images \u00e9moustillantes, pleines de contraste et tout empreintes d\u2019un certain \u00e9rotisme. On est dans l\u2019ordre de l\u2019artifice litt\u00e9raire, puisque le Noir n\u2019avait pas encore de statut juridique lui permettant d\u2019exprimer les \u00e9motions de la sc\u00e8ne, il n\u2019est repr\u00e9sent\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre que comme mirage. Hormis la r\u00e9alit\u00e9, il ne peut \u00eatre qu\u2019une simple apparence. La forme d\u2019un n\u00e8gre, en Orient, rel\u00e8ve souvent d\u2019un sacril\u00e8ge. C\u2019est ainsi que dans une s\u00e9rie de pi\u00e8ces, un prince blanc charmant pouvait facilement se transformer en n\u00e8gre pour traduire la pire des atrocit\u00e9s ou horreurs (monstres ludiques, sexuels, etc.)<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a><\/p>\n<p>Sans \u00eatre porteur de sentiment tragique en tant qu\u2019individu inscrit dans la r\u00e9alit\u00e9, la mise en sc\u00e8ne de l\u2019homme noir, selon Chalaye, repose sur l\u2019utopie associ\u00e9e au mythe du bon sauvage. Il n\u2019a n\u00e9cessairement rien \u00e0 voir avec l\u2019esclave n\u00e8gre. La couleur noire est utilis\u00e9e comme m\u00e9taphore \u00e0 la sauvagerie, \u00e0 l\u2019ignorance de la civilisation et de ses raffinements. La d\u00e9signation des n\u00e8gres ou n\u00e9gresses comme sauvages, selon certaines pi\u00e8ces, peut s\u2019assimiler aux Am\u00e9rindiens, Iroquois ou Hurons selon les cas, en devenant noirs sans \u00eatre africains. L\u2019assimilation du Noir et de l\u2019Indien est assez fr\u00e9quente comme strat\u00e9gie des auteurs de se faire jouer sur sc\u00e8ne. Chalaye rapporte l\u2019indignation d\u2019Olympe de Gouges qui fut contrainte de d\u00e9signer sa pi\u00e8ce sur l\u2019esclavage des noirs comme drame indien\u00a0:<\/p>\n<p>Je finis cette pr\u00e9face en observant au lecteur que c\u2019est l\u2019Histoire des N\u00e8gres que j\u2019ai trait\u00e9e dans ce drame, et que la Com\u00e9die m\u2019a forc\u00e9e \u00e0 d\u00e9figurer par le costume et la couleur, et qu\u2019il m\u2019a fallu y substituer des sauvages; mais que cet inconv\u00e9nient ne peut pas faire prendre le change \u00e0 l\u2019histoire d\u00e9plorable de ces infortun\u00e9s qui sont hommes comme nous, et que l\u2019injustice du sort a mis au rang des brutes<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n<p>Se trouve ici condens\u00e9 tout le probl\u00e8me de l\u2019acc\u00e8s du Noir au statut de personnage. S\u2019il n\u2019a pas su assurer sa place dans l\u2019univers dramatique du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, il suscite de l\u2019int\u00e9r\u00eat ou de la curiosit\u00e9 aux philosophes, aux romanciers, bien que les auteurs dramatiques ne s\u2019int\u00e9ressent qu\u2019\u00e0 sa couleur qui entra\u00eene des effets d\u2019exotisme et de contraste. Entre cette inad\u00e9quation de la place de l\u2019homme noir dans la soci\u00e9t\u00e9 du 18<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et le r\u00f4le qu\u2019on lui assigne dans l\u2019univers fictionnel, il a continu\u00e9 \u00e0 maintenir sa pr\u00e9sence dans le monde f\u00e9erique et romanesque sans lien direct avec la r\u00e9alit\u00e9 qui est la sienne.<\/p>\n<p>Ainsi, la traduction de l\u2019arabe au fran\u00e7ais de<em>s Milles et Une Nuits<\/em> par Antoine Galland en 1717 participe de cette pr\u00e9sence et traduit cette propension vers l\u2019exotisme ou l\u2019ailleurs vers la fin du 17<sup>e<\/sup> et tout au long du 18<sup>e<\/sup> et jusqu\u2019au 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il y a donc un effet pr\u00e9judiciable inh\u00e9rent au port m\u00eame du masque, tel qu\u2019il s\u2019utilise dans le contexte du mim\u00e9tisme et comme g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019alt\u00e9rit\u00e9, au-del\u00e0 de l\u2019hilarit\u00e9, du ridicule et du divertissement qu\u2019il provoque. Cette fonction du masque est \u00e0 distinguer de celle propre \u00e0 toutes les civilisations et \u00e0 travers les \u00e2ges.<\/p>\n<p>Dire que le personnage mim\u00e9 par le Premier ministre avec son visage grim\u00e9 n\u2019a rien de raciste c\u2019est m\u00e9conna\u00eetre les dessous du r\u00e9cit romanesque lui-m\u00eame. <em>Les Mille et Une Nuits<\/em> est \u00e9maill\u00e9 d\u2019instances, de situations racistes et racialis\u00e9es qui offrent le code herm\u00e9neutique \u00e0 la compr\u00e9hension du signifi\u00e9 qu\u2019est le <em>blackface<\/em> de Trudeau. Selon un compte-rendu de Robert Irwin<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, dans une des histoires racont\u00e9es par la femme du roi, elle raconte qu\u2019un prince cocu surprend sa femme qui est all\u00e9e coucher avec un esclave noir. Il est dit que l\u2019une des l\u00e8vres de l\u2019esclave ressemble \u00e0 un couvercle de casserole et l\u2019autre \u00e0 la semelle d\u2019une chaussure, capable de cueillir du sable sur le dessus d\u2019un caillou. \u00c9tendu sur des tiges de canne, il \u00e9tait l\u00e9preux et couvert de haillons et de lambeaux. Le prince regarda sa femme s&rsquo;humilier devant l&rsquo;esclave et cuisiner pour lui, mais quand il la vit se d\u00e9shabiller et se mettre dans le lit de guenilles avec l&rsquo;esclave noir, il perdit le contr\u00f4le de lui-m\u00eame et, descendant du toit, il d\u00e9gaina son \u00e9p\u00e9e et frapp\u00e9 au cou de l&rsquo;esclave avec ce qu&rsquo;il esp\u00e9rait \u00eatre un coup fatal avant de s&rsquo;esquiver. Lorsque sa femme, une sorci\u00e8re, finit par d\u00e9couvrir que c&rsquo;\u00e9tait lui qui \u00e9tait sur le point de l&rsquo;assassiner, elle lui lan\u00e7a le sortil\u00e8ge qui transforma sa partie inf\u00e9rieure en pierre. Le prince \u00e0 moiti\u00e9 transform\u00e9 en pierre est une histoire que Sch\u00e9h\u00e9razade a racont\u00e9e au roi Shahriyar alors qu&rsquo;elle racontait des histoires nuit apr\u00e8s nuit dans le but de prolonger sa vie. Auparavant, le roi avait d\u00e9cid\u00e9 de coucher avec une vierge chaque nuit et de la faire tuer \u00e0 l&rsquo;aube suivante. Il avait r\u00e9solu cette mesure brutale apr\u00e8s avoir appris de son fr\u00e8re Shah Zaman qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 victime d&rsquo;une trahison sexuelle par sa belle \u00e9pouse. Un esclave noir vint rejoindre la reine qui l\u2019appela et, apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre embrass\u00e9s, il s&rsquo;allongea avec elle, tandis que les autres esclaves \u00e9taient avec les filles esclaves et elles passaient leur temps \u00e0 s&#8217;embrasser, se prostituer et boire du vin jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de la journ\u00e9e. Shahriyar fait ex\u00e9cuter sa femme et tous ses esclaves. Ainsi, une histoire de trahison sexuelle, un fantasme d\u2019homme noir donnant du plaisir \u00e0 une reine, fournit le pr\u00e9texte pour la longue s\u00e9quence de contes encadr\u00e9s qui suivent touchant un certain nombre de th\u00e8mes comme la magie, la romance, la vengeance la trahison sexuelle, etc. Le racisme qui impr\u00e8gne le r\u00e9cit ici est ind\u00e9niable. Les m\u00eames clich\u00e9s depuis le Moyen-\u00c2ge\u00a0: le tabou implicite envers les hommes noirs ayant des rapports sexuels avec les femmes blanches. Il faut bien se rappeler l\u2019id\u00e9e selon laquelle l\u2019esclavage \u00e9tait une punition divine inflig\u00e9e aux Noirs \u00e9tait connue de l\u2019Islam m\u00e9di\u00e9val \u00e0 travers le r\u00e9cit de No\u00e9 maudissant son fils Ham.<\/p>\n<p>Figurent aussi parmi les nombreux r\u00e9cits de<em>s Mille et Une Nuits<\/em>\u00a0: la menace sexuelle pos\u00e9e par les hommes noirs, le d\u00e9nigrement de leur apparence et de leur intelligence, les situations sexistes ou misogynes aussi bien qu\u2019une forte inclination pour la raillerie des estropi\u00e9s, etc. Ces r\u00e9cits-l\u00e0 attestent, selon Irwin, des pr\u00e9jug\u00e9s racistes non seulement envers des Noirs, mais vis-\u00e0-vis de Juifs, des Persans et des Europ\u00e9ens. Ces th\u00e8mes, particuli\u00e8rement la repr\u00e9sentation p\u00e9jorative de l\u2019esclave noir perp\u00e9trant des crimes monstrueux se retrouvent dans d\u2019autres textes de la litt\u00e9rature populaire arabe m\u00e9di\u00e9vale, quitte \u00e0 ce qu\u2019ils soient repris et int\u00e9gr\u00e9s plus tard dans l\u2019univers fictionnel occidental. On peut comprendre ici l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 de la menace sexuelle que pose l\u2019homme noir aux femmes blanches et de leurs filles apr\u00e8s la guerre civile aux \u00c9tats-Unis et qui a fait jaillir le Ku Klux Klan ainsi que le lynchage qui s\u2019ensuit.<\/p>\n<p>Cela dit, l\u2019image du Noir n\u2019est pas toujours pr\u00e9sent\u00e9e de fa\u00e7on n\u00e9gative dans cette litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale arabe. Le texte est plut\u00f4t une compilation par de multiples auteurs \u00e0 travers les si\u00e8cles avec une version originale qui remonte au X<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Antoine Galland, le premier traducteur europ\u00e9en du r\u00e9cit, s\u2019est bas\u00e9 sur une version compl\u00e8te aux alentours du quinzi\u00e8me si\u00e8cle. Cette collection d\u2019histoires arabes s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e et s\u2019est enrichie \u00e0 partir du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle. Ce qui implique n\u00e9cessairement que ces diff\u00e9rents r\u00e9cits ne sont pas consistants dans leur traitement de la question de la race m\u00eame si au niveau de la comp\u00e9tence sexuelle les noirs se classaient en premier rang. Les <em>Mille et Une Nuits<\/em> est un texte vieux de plusieurs si\u00e8cles qui remonte au haut Moyen-\u00c2ge, soit \u00e0 partir du VIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. La version finale telle qu\u2019elle \u00a0nous est parvenue fait l\u2019objet davantage de rajouts par le biais des traductions syst\u00e9matiques europ\u00e9ennes \u00e0 partir de l\u2019arabe. Il est dit que le noyau original du texte \u00e9tait assez petit, avec des r\u00e9cits arabes ajout\u00e9s pendant les IX<sup>e<\/sup> et X<sup>e<\/sup> si\u00e8cles. S\u2019il ne faut pas sous-estimer les relents racistes du texte original, toutefois gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u0153uvre des traducteurs europ\u00e9ens qui ont su se mettre au diapason de l\u2019<em>autofiction<\/em> et <em>l\u2019autocontemplation<\/em> du 18<sup>e<\/sup> si\u00e8cle des Lumi\u00e8res, le n\u00e8gre et la race, nous dit Achille Mbembe, n\u2019ont jamais fait qu\u2019un dans l\u2019imaginaire des soci\u00e9t\u00e9s europ\u00e9ennes. L\u2019un et l\u2019autre repr\u00e9sentent, pour lui, deux figures jumelles du d\u00e9lire qu\u2019aura produit la modernit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019usage du <em>blackface<\/em> en Am\u00e9rique du Nord a pris son essor vers la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avec les spectacles m\u00e9nestrels. On peut lire dans une des sections du National Museum of African American History and Culture \u00e0 Washington DC une note sur l\u2019historique du ph\u00e9nom\u00e8ne comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>Le traditionnel spectacle de m\u00e9nestrels \u00e9tait compos\u00e9 d&rsquo;hommes blancs qui ont noirci leur visage et interpr\u00e9t\u00e9 des chants, des danses et des sketches qui parodient la culture afro-am\u00e9ricaine. \u00c0 partir des ann\u00e9es 1860, les Afro-Am\u00e9ricains ont form\u00e9 leurs propres troupes de m\u00e9nestrels, qui se sont produits devant un public noir et blanc. De nombreux chanteurs, musiciens, danseurs et humoristes de renom ont commenc\u00e9 leur carri\u00e8re dans des spectaclesde m\u00e9nestrel itin\u00e9rants<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p>Il se peut que Trudeau, en se grimant en noir, ne f\u00fbt pas conscient que son geste soit porteur d\u2019un quelconque racisme. Laissons \u00e7a aux psychologues de faire le cur\u00e9. Mais en attendant, quel que soit le mobile, se d\u00e9guiser en noir aboutit au m\u00eame r\u00e9sultat, celui de divertir, de provoquer le rire, et par atavisme de s\u00e9duire. Ce sont autant de fonctions que le personnage noir assume \u00e0 travers le temps depuis les zoos humains. L\u2019acte th\u00e9\u00e2tral ou ludique du <em>brownface<\/em> de Trudeau, tel qu\u2019il avoue avoir jou\u00e9 en r\u00e9f\u00e9rence aux <em>Milles et Une Nuits<\/em>, pose un principe d\u2019alt\u00e9rit\u00e9; r\u00e9affirmer la blancheur par la diff\u00e9rence. Il est vrai que l\u2019on sait, avec Toni Morrison, l\u2019identification et l\u2019exclusion raciales n\u2019ont pas commenc\u00e9 ni pris fin avec les Noirs. La culture, les traits physiques, la religion \u00e9taient et sont parmi tous les pr\u00e9curseurs des strat\u00e9gies d\u2019ascendance et de pouvoir.<\/p>\n<p>Tout compte fait, ce survol du rapport dialectique de la litt\u00e9rature et de la politique nous aura permis d\u2019entrevoir les divers pr\u00e9suppos\u00e9s, subtilit\u00e9s et ramifications qui se rattachent \u00e0 ce tandem. Ce pr\u00e9sent volume de la Revue, dont j\u2019ai l\u2019honneur de diriger, se veut une enqu\u00eate critique visant \u00e0 explorer, \u00e0 partir d\u2019une vari\u00e9t\u00e9 de perspectives m\u00e9thodologiques et de pr\u00e9occupations formelles, cette dialectique ambitieuse du discours litt\u00e9raire et les diff\u00e9rents modes d\u2019inscription du fait politique. C\u2019est donc d\u2019un bon augure qu\u2019Ajbilou Mohammed initie sa r\u00e9flexion sur l\u2019acuit\u00e9 de la question de l\u2019engagement de l\u2019\u00e9crivain en mettant en relation Sartre, le penseur par excellence de cette th\u00e9matique, avec les nouvelles figures de l\u2019intellectuel engag\u00e9 pour faire la d\u00e9monstration d\u2019une typologie de l\u2019engagement qui interpelle davantage l\u2019\u00e9crivain d\u2019aujourd\u2019hui. Dans \u00ab\u00a0La race dans les savoirs scientifiques\/philosophiques et dans les univers romanesques\u00a0\u00bb, j\u2019ai tent\u00e9 de montrer comment la race a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e par les pseudosciences du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle et r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e par les politiques conservatrices comme trope d\u2019exclusion et de hi\u00e9rarchisation, et en tant que cat\u00e9gorie significative dans le champ de la litt\u00e9rature, g\u00e9n\u00e9ratrice d\u2019alt\u00e9rit\u00e9. De son c\u00f4t\u00e9, Pascaline Zang Ndong se propose de saisir les changements sociaux qui bouleversent les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines africaines \u00e0 travers l\u2019\u00e9criture subversive visant \u00e0 troubler le genre \u00e0 la mani\u00e8re de Yambo Ouologuem et d\u2019Edith Butler. Son article focalise, entre autres, sur un pouvoir qui met \u00e0 mal ses citoyens dans leur orientation sexuelle \u00e0 travers <em>La f\u00eate des masques<\/em>. De m\u00eame, Jean-Fernand B\u00e9dia entend questionner l\u2019histoire litt\u00e9raire africaine pour chercher son cha\u00eenon manquant dans la figure embl\u00e9matique du pr\u00e9curseur de l\u2019ind\u00e9pendance d\u2019Ha\u00efti, Toussaint Louverture, en se servant de la th\u00e9orie des branchements. Sa th\u00e8se principale est qu\u2019il est quasi impossible d\u2019appr\u00e9hender l\u2019histoire litt\u00e9raire africaine dans sa pl\u00e9nitude sans cette rupture avec la colonialit\u00e9 des lettres fran\u00e7aises et sans cette r\u00e9appropriation du legs de Toussaint Louverture pour pallier ce trou de m\u00e9moire qu\u2019accusent les litt\u00e9ratures nationales africaines.\u00a0 S\u2019inspirant des th\u00e9ories du genre et de la fiction di\u00e9g\u00e9tique de Mariana B\u00e2, entre autres, Pierre Suzanne Eyenga Onana inscrit son texte dans la tradition de l\u2019\u00e9criture contestataire f\u00e9ministe qui cherche \u00e0 r\u00e9habiliter les femmes comme sujets historiques trop longtemps r\u00e9ifi\u00e9es. Sa r\u00e9flexion milite en faveur de l\u2019\u00e9galit\u00e9 sexuelle repla\u00e7ant \u00e0 la fois les hommes et les femmes dans leur dignit\u00e9 ontologique respective. Dans la m\u00eame veine, Abderrahim Tourchli d\u00e9cante <em>Les soleils des ind\u00e9pendances<\/em> d\u2019Ahmadou Kourouma pour faire rejaillir les contours et les ombres de l\u2019univers romanesque kouram\u00e9en, sa dimension culturelle, sa port\u00e9e globale. Le texte de Tourchli, comme le titre l\u2019indique, est fonci\u00e8rement politique en ce qu\u2019il r\u00e9fl\u00e9chit sur les limites du mouvement d\u2019ensemble des ind\u00e9pendances africaines des ann\u00e9es 60. Mais quels sont les rapports de la politique avec les questions de l\u2019exil, de sexe et de migration? Dieulermesson Petit-Fr\u00e8re explore davantage ces th\u00e9matiques dans <em>Un ailleurs \u00e0 soi<\/em> d\u2019Emmelie Proph\u00e8te \u00e0 partir de ce qu\u2019il appelle une approche ponctuelle pour mettre \u00e0 la compr\u00e9hension des lecteurs cet ailleurs, dans ses diverses ramifications o\u00f9 se conjuguent les illusions et les v\u0153ux que requi\u00e8rent les d\u00e9parts. Avec Konan Luc St\u00e9phane Brou, les lecteurs se r\u00e9galeront de son analyse de la po\u00e9sie politique de la r\u00e9sistance du po\u00e8te Henri N\u2019Koumo dans <em>Morsure d\u2019\u00c9burnie<\/em>. Brou fait la d\u00e9monstration suivante\u00a0: loin de s\u2019enliser dans l\u2019abstraction et le jeu de la forme pure, le po\u00e8te s\u2019en accommode comme moyen de r\u00e9sister \u00e0 la d\u00e9pendance coloniale syst\u00e9matique des pays dits d\u00e9colonis\u00e9s face \u00e0 la France imp\u00e9riale. \u00c0 son tour, Justine Rabat fait le portrait respectif de l\u2019engagement politique d\u2019Italo Calvino et de Georges Perec pour saisir leur vision de l\u2019histoire \u00e0 travers une analyse rigoureuse de la forme \u00e9pique de leurs \u0153uvres afin de faire valoir cet engagement en regard d\u2019une politique nationale particuli\u00e8re. Plus loin, sans s\u2019aligner dans le courant litt\u00e9raire de l\u2019antillanit\u00e9, la revendication de Kaleb Yacine partage plusieurs ou les m\u00eames traits fondamentaux des pr\u00e9occupations des \u00e9crivains francophones des Antilles. L\u2019analyse de l\u2019\u00e9criture en pays colonis\u00e9 de Melissa Quirino Scanhola rejoint en tous points le dilemme fondamental des \u00e9crivains de la cr\u00e9olit\u00e9 comme Patrick Chamoiseau dans son fameux essai <em>\u00c9crire en pays domin\u00e9<\/em> qui se veut un discours sur la domination. Cependant, Scanhola semble convaincue que Kaleb s\u2019est r\u00e9solu \u00e0 transcender le dilemme de la langue dominante par le recours au choix de la langue nationale et vernaculaire et au genre th\u00e9\u00e2tral comme pouvant seuls exprimer le mieux le langage r\u00e9volutionnaire contre l\u2019oppression coloniale. Finalement et non le moindre, Guido Grassadonio, dans son article <em>L\u2019hirondelle de Mai 68<\/em>, s\u2019en prend, lui, \u00e0 \u00e9clairer tout malentendu possible autour de l\u2019engagement politique de Jean Genet\u00a0 par l\u2019entremise de son engagement litt\u00e9raire, tant soit peu ses contradictions et sa pol\u00e9mique souvent violente contre Sartre, cette figure par excellence de l\u2019intellectuel engag\u00e9.<\/p>\n<p>Nous esp\u00e9rons que ce num\u00e9ro de <em>Legs et Litt\u00e9rature<\/em> saura convaincre plus d\u2019un de ce glissement n\u00e9cessaire de la litt\u00e9rature et de la politique tel que chacun de ces textes semble \u00e0 priori le d\u00e9montrer. Nous souhaitons vivement qu\u2019il trouve dans la plus grande urgence la voie de plusieurs passionn\u00e9s de lecture.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Claudy DELN\u00c9, Ph.D<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> La citation est tir\u00e9e d\u2019une version \u00e9dit\u00e9e de son discours publi\u00e9 dans <em>The Guardian<\/em>. Voir Olive Senior : Literature is political because we are political animals, 2013, Web. 10 juin 2019.<\/p>\n<p>URL: https:\/\/www.theguardian.com\/books\/2013\/apr\/29\/olive-senior-literature-political<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Ibid.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cet article s\u2019inspire largement des analyses critiques de Sylvie Chalaye, et sp\u00e9cialement de Robert Irwin du roman pour ce qui du r\u00e9sum\u00e9 et de la port\u00e9e de l\u2019\u0153uvre quant aux instances et aux structures narratives.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Sylivie Chalaye, Du Noir au n\u00e8gre\u00a0: l\u2019image du Noir au th\u00e9\u00e2tre (1550-1960), Paris, L\u2019Harmattan, 1998.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Ibid.,p.70<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Ibid, p.75<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Voir Critical Muslim <em>The Dark Side of the Arabian Nights<\/em> <a href=\"https:\/\/www.criticalmuslim.io\/the-dark-side-of-the-arabian-nights\/\">https:\/\/www.criticalmuslim.io\/the-dark-side-of-the-arabian-nights\/<\/a> consult\u00e9 le 21 novembre 2019.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cet extrait que j\u2019ai pris du mus\u00e9e lors de ma toute premi\u00e8re visite au mois de septembre dernier sous le label <em>Breaking Away From Blackface<\/em> est ma traduction de l\u2019anglais.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;\u00a0<\/p>\n<pre>Pour citer cet article : Claudy Deln\u00e9, \u00ab De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni \u00bb, <em>Legs et Litt\u00e9rature<\/em> n<sup>o<\/sup> 14, vol. 1, n<sup>o <\/sup>14, 2019, pp. 5-16.<\/pre>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/SOMMAIRE_Legs_et_litt\u00e9rature_14_vol_I.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pour acc\u00e9der au sommaire, cliquez ICI<\/a><\/p>\n<p>Lire l&rsquo;\u00e9ditorial au format PDF :\u00a0<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-pdf-viewer-block-standard\" style=\"text-align:left\"><div class=\"uploaded-pdf\"><a href=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Editorial_Legs_et_Litterature_14_vol-1.pdf\" data-width=\"\" data-height=\"\"><\/a><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019on ne finit jamais de r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 sati\u00e9t\u00e9 la correspondance in\u00e9luctable entre la litt\u00e9rature et la politique parce que l\u2019\u00e9crivain, cet animal politique, est forc\u00e9ment en situation. Ne pas parler de politique, ne pas prendre position est encore un choix&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3218,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-3261","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-editorial"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>\u00c9ditorial 14, vol. 1 - De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni | LEGS &Eacute;DITION<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"\u00c9ditorial 14, vol. 1 - De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni | LEGS &Eacute;DITION\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L\u2019on ne finit jamais de r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 sati\u00e9t\u00e9 la correspondance in\u00e9luctable entre la litt\u00e9rature et la politique parce que l\u2019\u00e9crivain, cet animal politique, est forc\u00e9ment en situation. Ne pas parler de politique, ne pas prendre position est encore un choix...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"LEGS &Eacute;DITION\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/web.facebook.com\/LegsEtLitterature\/\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2019-12-08T21:42:48+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2024-12-05T13:07:08+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/cover_legs_14.png\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"338\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"508\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/png\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"legs_edition\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"legs_edition\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"legs_edition\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/a81dabaa18e65b48c79f8bbffa63ec58\"},\"headline\":\"\u00c9ditorial 14, vol. 1 &#8211; De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni\",\"datePublished\":\"2019-12-08T21:42:48+00:00\",\"dateModified\":\"2024-12-05T13:07:08+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/\"},\"wordCount\":4296,\"commentCount\":0,\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/cover_legs_14.png\",\"articleSection\":[\"\u00c9ditorial\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/\",\"name\":\"\u00c9ditorial 14, vol. 1 - De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni | LEGS &Eacute;DITION\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/cover_legs_14.png\",\"datePublished\":\"2019-12-08T21:42:48+00:00\",\"dateModified\":\"2024-12-05T13:07:08+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/a81dabaa18e65b48c79f8bbffa63ec58\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/cover_legs_14.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2019\\\/06\\\/cover_legs_14.png\",\"width\":338,\"height\":508},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/2019\\\/12\\\/08\\\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"\u00c9ditorial 14, vol. 1 &#8211; De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/\",\"name\":\"LEGS &Eacute;DITION\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/legsedition.net\\\/public\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/a81dabaa18e65b48c79f8bbffa63ec58\",\"name\":\"legs_edition\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/fa0fff0d692be3e90f567b7de089c52e1b33cd043cc784ccc7b3be10223ea819?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/fa0fff0d692be3e90f567b7de089c52e1b33cd043cc784ccc7b3be10223ea819?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/fa0fff0d692be3e90f567b7de089c52e1b33cd043cc784ccc7b3be10223ea819?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"legs_edition\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"\u00c9ditorial 14, vol. 1 - De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni | LEGS &Eacute;DITION","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"\u00c9ditorial 14, vol. 1 - De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni | LEGS &Eacute;DITION","og_description":"L\u2019on ne finit jamais de r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 sati\u00e9t\u00e9 la correspondance in\u00e9luctable entre la litt\u00e9rature et la politique parce que l\u2019\u00e9crivain, cet animal politique, est forc\u00e9ment en situation. Ne pas parler de politique, ne pas prendre position est encore un choix...","og_url":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/","og_site_name":"LEGS &Eacute;DITION","article_publisher":"https:\/\/web.facebook.com\/LegsEtLitterature\/","article_published_time":"2019-12-08T21:42:48+00:00","article_modified_time":"2024-12-05T13:07:08+00:00","og_image":[{"width":338,"height":508,"url":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/cover_legs_14.png","type":"image\/png"}],"author":"legs_edition","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"legs_edition","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/"},"author":{"name":"legs_edition","@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/#\/schema\/person\/a81dabaa18e65b48c79f8bbffa63ec58"},"headline":"\u00c9ditorial 14, vol. 1 &#8211; De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni","datePublished":"2019-12-08T21:42:48+00:00","dateModified":"2024-12-05T13:07:08+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/"},"wordCount":4296,"commentCount":0,"image":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/cover_legs_14.png","articleSection":["\u00c9ditorial"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/","url":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/","name":"\u00c9ditorial 14, vol. 1 - De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni | LEGS &Eacute;DITION","isPartOf":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/cover_legs_14.png","datePublished":"2019-12-08T21:42:48+00:00","dateModified":"2024-12-05T13:07:08+00:00","author":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/#\/schema\/person\/a81dabaa18e65b48c79f8bbffa63ec58"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#primaryimage","url":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/cover_legs_14.png","contentUrl":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/cover_legs_14.png","width":338,"height":508},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2019\/12\/08\/editorial-de-la-litterature-pour-ne-pas-normaliser-le-deni-vol\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/legsedition.net\/public\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"\u00c9ditorial 14, vol. 1 &#8211; De la litt\u00e9rature pour ne pas normaliser le d\u00e9ni"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/#website","url":"https:\/\/legsedition.net\/public\/","name":"LEGS &Eacute;DITION","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/legsedition.net\/public\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/legsedition.net\/public\/#\/schema\/person\/a81dabaa18e65b48c79f8bbffa63ec58","name":"legs_edition","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fa0fff0d692be3e90f567b7de089c52e1b33cd043cc784ccc7b3be10223ea819?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fa0fff0d692be3e90f567b7de089c52e1b33cd043cc784ccc7b3be10223ea819?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fa0fff0d692be3e90f567b7de089c52e1b33cd043cc784ccc7b3be10223ea819?s=96&d=mm&r=g","caption":"legs_edition"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3261","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3261"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3261\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7677,"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3261\/revisions\/7677"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3218"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3261"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3261"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3261"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}