{"id":4110,"date":"2021-09-04T21:13:54","date_gmt":"2021-09-04T21:13:54","guid":{"rendered":"https:\/\/legsedition.net\/public\/?p=4110"},"modified":"2024-12-05T12:31:53","modified_gmt":"2024-12-05T12:31:53","slug":"editorial-17-vol-1-lafrique-un-continent-bien-plus-quexotique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legsedition.net\/public\/2021\/09\/04\/editorial-17-vol-1-lafrique-un-continent-bien-plus-quexotique\/","title":{"rendered":"\u00c9ditorial 17, vol. 1 &#8211; L\u2019AFRIQUE,  UN CONTINENT BIEN PLUS QU&rsquo;EXOTIQUE"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab L\u2019Afrique \u00bb <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, voil\u00e0 un terme qui fait bien souvent penser, par sa r\u00e9sonnance vocalique et l\u2019imaginaire collectif mondial, au soleil, \u00e0 la lumi\u00e8re, \u00e0 un certain exotisme. Mais, quand on contemple l\u2019\u00e9volution litt\u00e9raire et artistique du continent africain, les repr\u00e9sentations sont diverses et d\u00e9passent \u00e9videmment l\u2019exotisme qu\u2019on lui pr\u00eate. Que les cr\u00e9ations soient d\u2019ordre oral ou \u00e9crit, elles sont la preuve qu\u2019un peuple prend forme \u00e0 l\u2019aide de ses croyances locales, mais \u00e9galement gr\u00e2ce aux jumelages socioculturels qui sont parfois dissimul\u00e9s ou indirects.<\/p>\n<p>D\u2019un point de vue interculturel, l\u2019imaginaire africain a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 au colonialisme, au post-colonialisme et \u00e0 la modernit\u00e9, mais il n\u2019en est pas moins vrai qu\u2019il a gard\u00e9 ses sp\u00e9cificit\u00e9s ancestrales, visibles dans tous les arts et les litt\u00e9ratures. Dans ce sens, la litt\u00e9rature orale et les arts interagissent in\u00e9vitablement avec la litt\u00e9rature \u00e9crite et l\u2019imaginaire populaire de chaque pays africain. Ainsi, chaque cr\u00e9ateur, lettr\u00e9 ou pas, met en \u00e9vidence des id\u00e9ologies\u00a0et des concepts, des croyances dites sacr\u00e9es, qu\u2019il s\u2019agisse de po\u00e9sie, de chant, de danse, de peinture, de monographies, de cin\u00e9ma, de th\u00e9\u00e2tre ou d\u2019architecture. D\u00e8s lors, et \u00e9tant donn\u00e9 cette richesse plurielle, il est judicieux de parler de litt\u00e9ratures et d\u2019arts au pluriel car les singularit\u00e9s et les confluences culturelles sont in\u00e9vitables.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent premier volume <em>Legs et Litt\u00e9rature <\/em>s\u2019ouvre sur l\u2019article de Salma Fellahi, \u00ab\u00a0\u00c9loges textuels spirituels et po\u00e9tiques dans la musique <em>aissaoui<\/em> marocaine\u00a0\u00bb, qui met en exergue les particularit\u00e9s d\u2019un chant po\u00e9tique spirituel populaire marocain qu\u2019est la musique<em> Aissaoui<\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>et dont les auteurs sont m\u00e9connus ; ce sont surtout les chanteurs qui sont sur les devants de la sc\u00e8ne. Son objectif est donc de r\u00e9habiliter les auteurs dont les <em>qasaid<\/em> (po\u00e8mes) sont d\u00e9clam\u00e9s par des centaines de chanteurs dans les c\u00e9r\u00e9monies, les concerts et pendant les f\u00eates, aussi bien religieuses que profanes. Elle a choisi, \u00e0 cet \u00e9gard, trois po\u00e8tes qui sont Ahmed El Grabli, Mohammed Ben Ali Messfioui Denati et Driss Ben Ali Senassi qui font partie du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, dont les textes sont l\u2019exemple d\u2019une identit\u00e9 marocaine indirectement influenc\u00e9e par l\u2019Afrique noire.<\/p>\n<p>M\u2019hammed Cherkaoui, quant \u00e0 lui, dans son article \u00ab Arts visuels marocains et r\u00e9pression politique. Portraits minotauresques du dictateur dans l\u2019\u0153uvre de Mohammed Laouli \u00bb, m\u00eale la politique, la peinture et une figure mythologique\u00a0: le Minotaure. Ainsi, arbore-t-il la th\u00e9matique de la dictature qui, selon lui, se trouve au centre de la cr\u00e9ation artistique contemporaine. Il y affirme, en effet, qu\u2019un nombre consid\u00e9rable d\u2019artistes africains ont repr\u00e9sent\u00e9 le statut du despote dans un contexte historique o\u00f9 les coups d\u2019\u00c9tat et les r\u00e9voltes \u00e9taient nombreux. Afin d\u2019illustrer ses propos, il a choisi l\u2019\u0153uvre de Mohammed Laouli \u2013marqu\u00e9e par les contestations populaires du printemps arabe \u2013 dans laquelle le mythe du Minotaure, monstre cruel et morbide, repr\u00e9sente la sauvagerie et la r\u00e9pression des forces de l\u2019ordre qui s\u00e9vissent dans plusieurs pays africains.<\/p>\n<p>R\u00e9da Bejjtit, dans \u00ab\u00a0Texte et\/ou image en litt\u00e9rature marocaine d\u2019expression fran\u00e7aise. De <em>La Querelle des Images<\/em> d\u2019Abdelfattah Kilito \u00e0 <em>miniatures<\/em> de Youssouf Amine Elalamy \u00bb s\u2019interroge sur le rapport entre le texte et l\u2019image en se posant les questions suivantes\u00a0: qui domine l\u2019autre, le texte ou l\u2019image ? L\u2019image, illustre-t-elle encore le texte, ou a-t-elle une relative autonomie par rapport \u00e0 lui ? Des questions auxquelles il r\u00e9pond tout au long de son analyse en ayant pour corpus deux \u0153uvres litt\u00e9raires de deux auteurs marocains d\u2019expression fran\u00e7aise : <em>La Querelle des Images<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> d\u2019Abdelfattah Kilito et <em>miniatures<\/em><a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> de Youssouf Amine Elalamy.<\/p>\n<p>Cynthia Amanguene Ambiana, dans \u00ab\u00a0Formes de r\u00e9cits et types de discours africains. Le Mbol\u00e9 : une pratique artistique contemporaine du ghetto camerounais\u00a0\u00bb, pr\u00e9sente un art camerounais qui prend de l\u2019ampleur depuis quelques ann\u00e9es : le Mbol\u00e9, un hyperm\u00e9dia qui regroupe la musique, la danse, le chant, le happening et des arts oratoires, tout comme la po\u00e9sie orale ou le conte. Dans le cadre de son article, l\u2019auteure d\u00e9crit la singularit\u00e9 du Mbol\u00e9, ses interactions artistico-m\u00e9diatiques, pr\u00e9sente les images donn\u00e9es par le ghetto camerounais, brosse la vision du monde v\u00e9hicul\u00e9e par les Mboleyeurs. Sa d\u00e9marche d\u2019analyse est l\u2019interm\u00e9dialit\u00e9 du th\u00e9oricien camerounais Robert Fotsing Mangoua.<\/p>\n<p>Dans \u00ab\u00a0Le th\u00e9\u00e2tre en Afrique : voies et parcours\u00a0\u00bb, Zahra Riad expose le th\u00e9\u00e2tre Africain qui r\u00e9v\u00e8le des parcours diff\u00e9rents de ceux du th\u00e9\u00e2tre occidental. Selon elle, ce th\u00e9\u00e2tre en Afrique, dont on conteste parfois la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u2019existence, a ses propres param\u00e8tres et pr\u00e9sente une structure oppos\u00e9e \u00e0 la tradition aristot\u00e9licienne. La plupart des productions africaines sont, d\u2019apr\u00e8s l\u2019auteure, teint\u00e9es de violence, fruit de la colonisation. D\u00e8s lors, elle propose d\u2019instaurer un d\u00e9bat sur les formes de repr\u00e9sentations th\u00e9\u00e2trales africaines qui ne se conforment pas au sch\u00e9ma du mod\u00e8le th\u00e9\u00e2tral occidental.<\/p>\n<p>Intitul\u00e9 \u00ab\u00a0La pr\u00e9gnance du r\u00e9investissement mythique dans <em>Le Temps de Tamango<\/em><a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> et <em>Le Cavalier et son ombre<\/em><a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a> de Boubacar Boris Diop\u00a0\u00bb, Abdoulaye Sall offre une \u00e9tude sur les traces du mythe, la r\u00e9actualisation et le r\u00e9investissement mythique, \u00e9l\u00e9ment narratif et dispositif structurant importants dans ces deux romans de Diop. Il met \u00e9galement en relief, dans la continuit\u00e9 de l\u2019installation du mythe et dans le texte romanesque, la nouvelle image de la femme noire africaine, intellectuelle \u00e9mancip\u00e9e, insaisissable, car \u00e9chappant \u00e0 toute emprise r\u00e9elle, m\u00eame \u00e0 celle de l\u2019\u00e9crivain dont le g\u00e9nie r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9pond\u00e9rance de l\u2019\u00e9chec \u00e0 la fin du parcours de certains personnages.<\/p>\n<p>Pour sa part, Agatino Lo Castro, dans \u00ab\u00a0La construction de l\u2019identit\u00e9 au prisme de l\u2019autre. Le cas d\u2019\u00e9tude de <em>Bleu Blanc Rouge<\/em><a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a> d\u2019Alain Mabanckou\u00a0\u00bb, d\u00e9crit le concept de l\u2019identit\u00e9, difficile \u00e0 d\u00e9finir dans les textes de francophonies, car, selon lui, plusieurs \u00e9l\u00e9ments se croisent : les langues, la construction de l\u2019identit\u00e9 au prisme de l\u2019autre, l\u2019imitation. Dans le roman d&rsquo;Alain Mabanckou, <em>Bleu Blanc Rouge<\/em>, ouvrage qu\u2019il a choisi comme corpus d\u2019analyse, il v\u00e9hicule la construction d\u2019une identit\u00e9 au prisme de l\u2019autre, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019un mod\u00e8le st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 et format\u00e9 de France. D\u2019un point de vue m\u00e9thodologique, il \u00e9tudie les isotopies du texte, en choisissant des extraits particuliers, afin de mettre en \u00e9vidence les th\u00e8mes de l\u2019identit\u00e9 et de sa construction au prisme de l\u2019autre. Le texte litt\u00e9raire est analys\u00e9 \u00e0 travers les r\u00e9flexions de la s\u00e9mantique des textes.<\/p>\n<p>Dans son papier portant sur la litt\u00e9rature angolaise, le professeur Oumar Diallo met en \u00e9vidence, en s\u2019appuyant sur <em>O Desejo de Kianda <\/em>de Pepetela, la figure mythologique angolaise, Kianda. Commun\u00e9ment appel\u00e9e \u00ab La d\u00e9esse des eaux \u00bb, Kianda est une divinit\u00e9 dot\u00e9e de pouvoirs surnaturels qui suscite une forte inspiration pour les \u00e9crivains angolais. Le recours \u00e0 ce r\u00e9cit mythique par la litt\u00e9rature angolaise est r\u00e9v\u00e9lateur de l\u2019effondrement des r\u00eaves utopiques qui ont marqu\u00e9 les luttes pour l\u2019ind\u00e9pendance. Diallo, aborde alors les pr\u00e9occupations propres au peuple angolais dont l\u2019histoire est jalonn\u00e9e de nombreuses p\u00e9rip\u00e9ties li\u00e9es \u00e0 la colonisation. Ainsi, privil\u00e9gie-t-il l\u2019approche selon laquelle les m\u00e9faits de la colonisation portugaise sont \u00e0 l\u2019origine de la r\u00e9volte de Kianda. Son analyse s\u2019appuie sur les valeurs traditionnelles et sur les mythes pour \u00e9clairer les entraves du processus r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n<p>Dans \u00ab\u00a0Le passage de l\u2019oraliture \u00e0 l\u2019\u00e9criture comme strat\u00e9gie de r\u00e9sistance et positionnement face au colonialisme. Cas des contes de Birago Diop\u00a0\u00bb, Touria Uakkas, dans une perspective d\u2019\u00e9tude litt\u00e9raire francophone brode un proc\u00e9d\u00e9 dans les contes de Birago Diop qui n\u2019est autre que l\u2019oraliture, d\u00e9finie comme l\u2019inscription dans le texte \u00e9crit de la litt\u00e9rature \u00ab parl\u00e9e \u00bb. Les contes de Diop sont, selon elle, des textes oraux r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s et recontextualis\u00e9s dans l\u2019\u00e9crit avec toute l\u2019influence exerc\u00e9e des conteurs traditionnels \u00e9cout\u00e9s quand il \u00e9tait enfant. C\u2019est ainsi que Uakkas propose de r\u00e9pondre \u00e0 la probl\u00e9matique suivante\u00a0: Comment l\u2019oraliture a constitu\u00e9 un positionnement du sujet africain et une forme de r\u00e9sistance \u00e0 la colonisation ?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019oralit\u00e9, un proc\u00e9d\u00e9 d\u2019\u00e9criture de l\u2019histoire de l\u2019ind\u00e9pendance au Cameroun dans <em>Une saison dans les montagnes de l\u2019Ouest Cameroun<\/em><a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a> de Daniel Tongning\u00a0\u00bb de Jean Boris Tenfack Melagho analyse l\u2019\u00e9criture romanesque de l\u2019histoire de l\u2019ind\u00e9pendance cam\u00e9rounaise que soumet Tongning \u00e0 travers <em>Une saison dans les montagnes de l\u2019Ouest Cameroun. <\/em>S\u2019y op\u00e8re un croisement du narratif et une oralit\u00e9 o\u00f9 le pass\u00e9 est construit au gr\u00e9 du m\u00e9lange de genres et la porosit\u00e9 des fronti\u00e8res du texte romanesque. Ainsi, cet article met en lumi\u00e8re la port\u00e9e de l\u2019oralit\u00e9 dans l\u2019\u00e9laboration du r\u00e9cit de l\u2019ind\u00e9pendance au Cameroun. En se servant de la s\u00e9miotique, l\u2019analyse rend compte des modes de figuration au sein de l\u2019espace fictif ainsi que la signification de l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 g\u00e9n\u00e9rique qui en r\u00e9sulte.<\/p>\n<p>L\u2019article titr\u00e9 \u00ab\u00a0Notions d&rsquo;intimit\u00e9 et symboles dans l\u2019architecture traditionnelle de la Tunisie. Le cas de Sfax\u00a0\u00bb, de Houneida Dhouib Amouri se penche sur la ville de Sfax, r\u00e9partie sur un espace pr\u00e9sentant un rayon de soleil dont le noyau est pr\u00e9sent\u00e9 par la m\u00e9dina, b\u00e2tie en 849 apr\u00e8s J.C.. Elle y souligne, qu\u2019outre la recherche symbolique dans divers \u00e9l\u00e9ments architecturaux et d\u00e9coratifs, l&rsquo;architecture traditionnelle tunisienne est g\u00e9r\u00e9e par un savoir-faire ing\u00e9nieux et une importance pointue, accord\u00e9e \u00e0 l&rsquo;intimit\u00e9 des familles. Dans son analyse, elle prend comme r\u00e9f\u00e9rence plusieurs exemples des \u00ab Dar(s) \u00bb et des \u00ab Borj(s) \u00bb pour d\u00e9montrer les ressemblances et les dissemblances architecturales et d\u00e9coratives, permettant d\u2019intensifier un imaginaire et un patrimoine propres \u00e0 la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Enfin, dans \u00ab\u00a0L\u2019initiation et la magie, de l\u2019oral \u00e0 l\u2019\u00e9crit\/du socio-religieux au litt\u00e9raire. Quelle(s) relecture(s) de <em>M\u00e9moires de porc-\u00e9pic<\/em><a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a> d\u2019Alain Mabanckou \u00bb, Feyrouz Soltani, transmet les id\u00e9es de l\u2019auteur pont\u00e9n\u00e9grin Alain Mabanckou qui sont recouvertes de la tradition orale africaine. En effet, selon elle, les rites et les croyances du continent noir constituent, non seulement, la toile de fond de ses \u0153uvres, mais repr\u00e9sentent tout un syst\u00e8me de symboles d\u2019une culture noire transmise \u00e0 travers plusieurs g\u00e9n\u00e9rations. Ainsi, en s\u2019inspirant d\u2019un conte africain selon lequel chaque \u00eatre humain a un double dans la nature, <em>M\u00e9moires de porc-\u00e9pic<\/em> revisite les croyances africaines \u00e0 travers les th\u00e8mes de l\u2019initiation et de la magie. D\u00e8s lors, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019int\u00e9gration des rites initiatiques et magiques, la trame narrative donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, d\u2019o\u00f9 un bon nombre d\u2019interrogations qu\u2019elle s\u2019est pos\u00e9es : dans quelle mesure l\u2019initiation et la magie refl\u00e8tent-elles l\u2019imaginaire collectif africain ? Quelle symbolique se d\u00e9gage de ces pratiques religieuses et sociales ?<\/p>\n<p>Ce premier volume se termine par un entretien sur l\u2019auteur et cin\u00e9aste s\u00e9n\u00e9galais, Ousmane Semb\u00e8ne, des compte rendus de lecture et des textes de cr\u00e9ations qui d\u00e9notent une sensibilit\u00e9 humaine commune exprim\u00e9e par plusieurs voix ayant fait de l\u2019Afrique un continent bien plus qu&rsquo;exotique. Ainsi, elle confirme que l\u2019Humain, quel que soit son milieu et ses croyances, transmet, au final, le m\u00eame message : le besoin de vivre dans un espace o\u00f9 il ne sent point \u00e9tranger.<\/p>\n<p>Ce num\u00e9ro de <em>Legs et Litt\u00e9rature<\/em> se propose donc de r\u00e9fl\u00e9chir sur l\u2019Afrique, cette notion \u00e0 la fois complexe \u00e0 d\u00e9finir et \u00e0 d\u00e9limiter pour essayer d\u2019en cerner les contours. Il offre aussi, et surtout, des pistes de recherche pour (re)penser les Arts et les Litt\u00e9ratures d\u2019Afrique au regard des textes, des images, des croyances, des imaginaires et de toute autre forme de repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Salma Fellahi, Ph.D<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> D\u00e9riv\u00e9 du mot latin \u00ab\u00a0Africa\u00a0\u00bb, son \u00e9tymologie est apparent\u00e9e \u00e0 plusieurs hypoth\u00e8ses\u00a0; celles qui pr\u00e9c\u00e8dent le 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle ne sont actuellement que des suppositions, mais ont un lien commun : le soleil. L\u00e9on L\u2019africain liait le mot \u00ab Afrique \u00bb au latin \u00ab\u00a0Aprica\u00a0\u00bb qui veut dire \u00ab\u00a0sans froid\u00a0\u00bb. Isodore de S\u00e9ville, lui, l\u2019apparentait \u00e0 \u00ab\u00a0Arpica\u00a0\u00bb qui signifie \u00ab\u00a0ensoleill\u00e9e\u00a0\u00bb. Ces d\u00e9finitions, bien que visiblement ad\u00e9quates et repr\u00e9sentatives du continent, n\u2019ont pas, par ailleurs, \u00e9t\u00e9 attest\u00e9es. En effet, selon Mich\u00e8le Fruyt, \u00ab\u00a0Africa\u00a0\u00bb fait ses premi\u00e8res apparitions en Europe gr\u00e2ce aux romains ; ils nommaient ainsi le nord du continent africain \u00ab\u00a0Africus\u00a0\u00bb qui d\u00e9signait un vent pluvieux.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Il s\u2019agit d\u2019une confr\u00e9rie mystico-religieuse fond\u00e9e \u00e0 Mekn\u00e8s, au Maroc par Muhammad Ben A\u00efss\u00e2, au 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Le terme \u00ab\u00a0A\u00efss\u00e2wa\u00a0\u00bb est donc issu du nom de son fondateur. Originalement orthodoxe, la confr\u00e9rie des \u00ab\u00a0A\u00efss\u00e2wa\u00a0\u00bb est devenue un ph\u00e9nom\u00e8ne social complexe qui m\u00eale le sacr\u00e9 et le profane. Leurs chants po\u00e9tiques \u00e0 r\u00e9sonance religieuse et spirituelle mettent en sc\u00e8ne des danses symboliques amenant les participants \u00e0 la transe.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Abdelfettah Kilito, <em>La Querelle des Images<\/em>, Paris, Eddif, 1996.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Youssouf Amine Elalamy, <em>Miniatures<\/em>, Bordeaux, Hors\u2019champs, 2004.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Boucabar Boris Diop, <em>Le temps de Tamango,<\/em> Paris, L\u2019Harmattan, 1981.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Boucabar Boris Diop, <em>Le Cavalier et son ombre<\/em>, Paris, Philippe Rey, 2010.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Alain Mabanckou, <em>Bleu Blanc Rouge, <\/em>Paris, Pr\u00e9sence africaine<em>, <\/em>2000.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Daniel Tongning, <em>Une saison dans les montagnes de l\u2019Ouest Cameroun<\/em>, Paris, Mon Petit \u00c9diteur, 2011.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Alain Mabanckou, <em>M\u00e9moires de porc-\u00e9pic<\/em>, Paris, Points, 2007.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>&#8212;&#8211;\u00a0<\/p>\n<pre>Pour citer cet article : Salma Fellahi, \u00ab\u00a0L\u2019Afrique, un continent bien plus qu\u2019exotique\u00a0\u00bb, <em>Legs et Litt\u00e9rature <\/em><sup>\u00a0<\/sup>vol. 1, n<sup>o <\/sup>17, 2021, pp. 5-11.<\/pre>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Sommaire_Legs_17_vol_1.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pour acc\u00e9der au sommaire, cliquer ICI<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Bio-bibliographie-des-contributeurs.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pour consulter la bio-bibliographie des contributeurs, cliquer ICI<\/a><\/p>\n<p>Lire l&rsquo;\u00e9ditorial ai format PDF :<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-pdf-viewer-block-standard\" style=\"text-align:left\"><div class=\"uploaded-pdf\"><a href=\"https:\/\/legsedition.net\/public\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Editorial_Legs_et_Litterature_17_vol-1.pdf\" data-width=\"\" data-height=\"\"><\/a><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab L\u2019Afrique \u00bb [1], voil\u00e0 un terme qui fait bien souvent penser, par sa r\u00e9sonnance vocalique et l\u2019imaginaire collectif mondial, au soleil, \u00e0 la lumi\u00e8re, \u00e0 un certain exotisme. 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