RESTITUER LES VOIX FÉMININES D’HAÏTI : ÉLÉMENTS POUR UNE HISTOIRE LITTÉRAIRE HAÏTIENNE SITUÉE
Je pense qu’il importe dès le départ de clarifier le propos question d’éviter tout malentendu ou malaise de quelque part que ce soit. Qu’est-ce que j’entends par l’expression « écriture(s) féminine(s) quand je l’utilise ici et que charrie-t-elle comme signifié ? Quand je parle d’Écritures féminines, je ne fais pas référence au(x) féminisme(s) en tant que tel mais aux textes qui véhiculent une certaine vision féministe par la mise en relief de la situation des femmes à travers diverses formes de narrations. Ainsi ce n’est pas tant la chose (le ou les féminisme.s) qui m’intéresse mais le sujet (la femme) et l’objet – la représentation que l’on en fait ou le statut qui lui est attribué dans l’écriture. Car même au sein du mouvement, la femme peut se retrouver victime du même système d’oppression et d’occultation qu’elle dénonce – lequel est mis en place par le corps social.
Dans un article paru dans le troisième numéro de Legs et Littérature, la chercheuse féministe Carolyn Shread a pris le soin de souligner que le féminisme, selon l’usage que l’on en fait peut tout aussi être un espace de reproduction de la domination, d’exclusion et d’avis de pouvoir. Car si les écritures féminines, souligne-t-elle, « représentent alors l’une des voies pour déployer le vaste éventail d’expériences et d’ambitions féministes »[1], il importe donc « d’éviter la cooptation d’écritures féminines au service d’un féminine d’ailleurs, surtout lorsqu’il s’agit du féminisme des pays dominants sur l’échelle internationale »[2]. Le contexte, le lieu et le statut du porteur du discours comptent énormément pour bien comprendre son sens et son orientation.
À parcourir les manuels de littérature officiels utilisés dans le système scolaire haïtien produits dans les années 1960 (ceux de Pradel Pompilus et Raphaël Berrou des FIC, Dieudonné Fardin) jusqu’aux dernières années du 20e siècle (ceux d’Eddy A. Jean, Christophe P. Charles, Dieudonné Fardin), l’on ne trouvera que seulement sept femmes pour plus d’un siècle de littérature (de 1804 à 1946) –les manuels s’arrêtent généralement jusqu’à fin du mouvement indigéniste haïtien[3]. Il s’agit d’une manière assez souple et pour reproduire le sexisme et alimenter l’exclusion des femmes du champ littéraire et le mépris pour leur production.
Ce travail d’inventaire des différentes voix féminines de la littérature haïtienne est né au lendemain de la création de la collection Voix Féminines qui consiste à revisiter l’œuvre des auteures phares de notre littérature pour les mettre au grand jour. En 2014, quand a été lancée cette collection, il a été plus que nécessaire de faire le point sur la situation des femmes écrivains dans le pays en revenant sur les différentes luttes qu’elles ont menées pour donner écho à leur voix et analyser les divers mécanismes mis en place par la société pour invisibiliser leur travail et imposer le silence à leur voix. C’aurait été dommage de laisser se noyer dans le grand oubli l’œuvre de toutes ces femmes qui, pendant les deux siècles d’histoire et de création littéraires, ont produit des ouvrages remarquables ayant contribué au rehaussement des lettres haïtiennes. Or, dans toute l’histoire de la littérature, « la femme a longtemps été la grande oubliée, la grande victime, celle que l’on met à côté pour des raisons pour le moins inavouées, mais qui, au fait, renvoient au caractère sexiste et patriarcal de notre société »[4].
Ce portail, qui est un projet porté par l’Association Legs et Littérature aux côtés de la revue Legs et Littérature, entend donc faire connaître ces voix en les mettant en avant, tout en gardant vivante la mémoire de toutes celles qui ont laissé leur empreinte dans le paysage littéraire et aussi mettre les projecteurs sur les nouvelles pépites. Il se présente comme le signe d’une certaine rupture avec l’histoire littéraire traditionnelle faite de préjuges et de marginalisation de la femme qui écrit et en proposer une contre-histoire. À ce propos, il faut saluer le mérite du professeur et critique Christophe Philippe Charles qui, en 1980, a réalisé un travail important, à travers son anthologie de la poésie féminine haïtienne laquelle a permis de sortir de l’ombre vingt-huit poétesses. Dans l’avant-propos de son livre, il écrit :
Au lendemain de mon Bac, je n’étais qu’étonné, intrigué, en découvrant un ou deux auteurs féminins non mentionnés par les manuels de littérature haïtienne. Mais c’est à partir de 1975, à l’occasion de l’année internationale de la femme, que l’idée s’est imposée à mon esprit de préparer un livre sur la contribution des femmes à la poésie haïtienne et que j’ai entrepris des recherches systématiques […] Quand j’ai commencé je ne connaissais qu’une dizaine de poétesses haïtiennes. Aujourd’hui, j’en ai recensé 28 ayant édité au total 45 recueils[5].
Dans son essai Nous sommes tous des féministes, l’écrivaine et militante féministe nigériane Chimamanda Ngozie Adichie a écrit que « plus on s’élève dans l’échelle sociale, moins il y a des femmes »[6]. C’est qu’il est clair que le viriarcat[7] a pris trop de place et occupe d’espace dans nos sociétés.
Quand George Sand publie son roman Indiana en 1832, dans le sillage de Marceline Desbordes-Valmore, tout en affirmant sa liberté, d’autres femmes telles Colette, Anna de Noailles, Simone de Beauvoir et Virginie Despentes, ont suivi sa voie. Et quand chez nous un siècle plus tard, Cléante Desgraves [Valcin] prend le risque de publier son premier roman, Cruelle destinée, en 1929, sous son vrai nom, la critique l’a tout bonnement ignorée. À propos de son geste, Paulette Poujol-écrit : « cette femme du meilleur monde qui n’avait pas honte de signer de son vrai nom une histoire considérée comme scabreuse en cette époque collet monté, faisait figure d’une marginale dont il fallait fuir, sinon ignorer »[8].
La même réaction s’est produite à l’égard de Jeanne Pérez dont le drame Sanite Belair paru en 1940 a été bien accueilli alors que son roman La mansarde publié en 1950 a été boudé par le public. La critique en aurait fait une bouchée, si elle n’était pas la belle-sœur du Dr Jean Price-Mars. La raison est que les deux auteures ont osé aborder des sujets sensibles, considérés comme interdits et auxquels elles ne devraient aucunement toucher. D’où la justesse de la remarque de Béatrice Salma qui affirme que :
Quand des femmes sont sorties de ces limites et de ces territoires, quand il a fallu leur reconnaître talent et génie, on a cherché la « paternité » de leurs œuvres : l’amant, l’ami, le conseiller ou admiré, leur « mâle pensée » : « antennes qui vibrent aux idées d’autrui » ou « femmes hommes » : femmes par le cœur, hommes par le cerveau[9].
Anne-Marie Lerebours Bourand, autrice des recueils de poésies Et l’amour vint (1921) et La Cendre du passé (1931) a dû recourir à un prête-nom, Annie Desroy, pour faire paraître son premier et unique roman Le Joug (1934), dans lequel elle propose, selon Yves Chemla, une « critique de l’Occupation depuis le point de vue du genre, du sexe, de l’assignation phénotypique »[10].
Publié dans la plus grande discrétion qui soit, seulement à 50 exemplaires, Chemla y voit « un fait étrange à plus d’un titre »[11]. S’est-on jamais demandé pourquoi malgré le sérieux des questions soulevées par Valcin et Desroy, elles sont restées quasiment ignorées de la critique haïtienne ? Pourquoi ne figurent-elles pas dans les essais ou les manuels de littérature parus dans les années 1940 et même au-delà ? Pourquoi ce traitement et ce mépris délibéré à leur endroit ?
La poétesse Ida Faubert, citée souvent comme une référence féminine, aux côtés de Virginie Sampeur, surtout en raison de son origine et appartenance sociales[12], a eu, elle aussi à subir la violence de l’oppression masculine dans le milieu littéraire. Quoique « Héritière d’un grand nom »[13], sa situation de privilégiée n’a pas empêché que « malgré ses succès sociaux et littéraires, Ida Faubert a du mal à s’adapter à l’esprit conservateur de l’élite haïtienne »[14], précise Natasha Tinsley. En s’appuyant sur les propos de Madeline Gardiner que le « libéralisme, l’indépendance de caractère d’Ida ont du mal à supporter l’étroitesse des cadres et des idées de sa patrie »[15], l’on conclura que ce sont ces raisons qui l’ont poussée à s’installer en France où elle a pu s’adonner à l’écriture et construire une vie littéraire riche et épanouie[16].
Au cours des premières années du 20e siècle, période de grande ébullition des mouvements sociaux à l’échelle mondiale, le mouvement féministe est en pleine éclosion en Haïti. Nombreuses sont les femmes qui, conscientes du poids de la masculinité et de l’oppression dans la vie sociale, entrent en lice pour faire entendre leurs voix. À partir de ces exemples [Desgraves-Valcin, Desroy, Faubert et Pérez], que faut-il donc comprendre de la situation des femmes ? Dans son éditorial du troisième numéro de la revue Legs et Littérature, Wébert Charles répond en ces termes : « les femmes subissent une double dictature. Non seulement elles sont aussi victimes en tant qu’individu du système oppressif et totalitaires, elles sont victimes en tant que femme »[17].
C’est, au fait, et il le faut le dire sans crainte, l’un des effets pervers de la masculinité qui n’a d’autre objet que d’étouffer, d’étrangler toute parole féminine et imposer une norme de conduite. Ainsi, « la prise de parole contre la tyrannie – et ce qu’il comprend de don d’écoute »[18] exige le don de soi et la représentation de l’autre à travers soi pour faire face au système, « car quand les femmes écrivent c’est souvent pour raconter ce qui a été mis sous silence »[19].
Dans ma thèse de doctorat[20], j’ai évoqué le cas de Mairie Vieux-Chauvet, d’ailleurs l’une des autrices étudiées dans mon corpus, qui a été également confrontée à cette même situation. Son choix de se lancer dans l’écriture à la fin des années 1940 n’a pas retenu l’attention dans le milieu littéraire pour la simple et bonne raison, avance-t-elle, que : « dans mon entourage on traitait de folles et d’oisives les femmes qui écrivaient »[21]. Mais quand cela commence à devenir sérieux parce qu’elle se permet de traiter dans son œuvre de sujets liés à la politique, aux préjugés de la bourgeoise, la sexualité, la violence et d’autres réalités qui mettent en évidence la condition des femmes pour témoigner de son rejet des conventions, le regard porté sur elle a complètement changé. Si elle a pris le parti de mettre ces questions au centre de son œuvre, c’est fondamentalement pour aller à l’encontre des normes. Elle a su donc se servir de la littérature pour exprimer son indépendance (d’esprit) et son rejet du modèle de femme créé par la société.
La romancière Nadine Magloire que son homologue Kettly Mars qualifie de « scandaleuse »[22] et « qui est l’une des premières (si ce n’est la première) femme haïtienne à aller aussi loin dans la description érotique dans un roman »[23] a aussi eu à faire les frais de la société haïtienne dominée par les standards patriarcaux. Si la parution de ses deux premiers romans Le Mal de vivre (1967) et Le Sexe mythique[24] (1975) s’inscrivait dans une forme de résistance et de remise en question de cette société, l’intelligentsia de l’époque y voyait plutôt « un acte de désobéissance périlleux qui lui vaudra résolument la réputation d’être une écrivaine de l’indicible, voire de « l’interdit » »[25]. Pour Nicole Aas-Rouxparis, il s’agit de « deux œuvres qui ont marqué leur temps mais qui ont fortement aliéné la scène intellectuelle depuis les années soixante jusqu’à aujourd’hui »[26]. Plus loin, elle ne cache pas sa surprise face à l’effacement des voix féminines due à l’existence « d’une scène intellectuelle dominée historiquement essentiellement par des voix masculines en Haïti comme dans la diaspora ? »[27]. Dans une entrevue accordée à la chercheuse en 1992 mais parue en 1997, Nadine Magloire apporte ces précisions : « Ce livre a été très mal reçu, il a même fait scandale. Il a surtout mécontenté les hommes. J’ai été éreintée par la critique qui a dit que c’était de la pornographie »[28].
La romancière Margaret Papillon, dont la production a longtemps été qualifiée de populaire ou de paralittérature en raison de son choix de sujets, de sa façon de les traiter et aussi de son style d’écriture – sans oublier que sa réception par le lectorat en est aussi pour la cause – a eu énormément de mal à trouver sa place dans le milieu littéraire haïtien. Son succès auprès du public, au même titre que Gary Victor par exemple, n’a pas suffi à faire l’admettre dans le petit cercle des écrivains notables des vingt dernières années. « C’est le silence complice du milieu littéraire »[29] qui a joué en sa défaveur. Son premier roman, La Marginale, paru en 1987, aborde un vrai sujet de société : la violence physique, sexuelle et psychologique sur les femmes. Elle y met en scène une adolescente de 19 ans, Sabine Roland qui, violée en plein carnaval, tombe enceinte et décide de tenir tête à ses parents lesquels très attachés aux valeurs religieuses la contraignent d’avorter. Alors qu’à l’époque et jusque dans les années 2000, le viol et l’avortement sont des sujets tabous, Papillon a tout de même osé en parler. Le sujet féminin est d’ailleurs le point central de son œuvre dans laquelle elle explore l’univers obsessionnel de la domination, l’exploitation du corps de la femme, les déceptions et les injustices dont elle fait souvent l’objet dans le foyer et la vie sociale.
Sans remettre en question leurs talents, en 2004, les écrivaines Maguy Durcé et Cynthia Bastien ont été primées et propulsées au-devant de la scène probablement en raison de leur appartenance à un petit cercle de l’époque institué comme l’instance de légitimation par excellence. Leurs recueils de poésies et de nouvelles titrés Décalage[30] et Les mendiantes de soleil[31], salués et plébiscités par cette cour suprême, n’ont rien à reprocher. Toutefois, l’exemple permet de mettre en lumière l’esprit de cooptation qui règne au sein de la communauté littéraire. Plus près de nous, le cas de la poétesse Jessica Nazaire, décédée à 23 ans en mars 2022, en est une illustration. Autrice d’un seul recueil de poésies, Pwa grate[32], il est fort à parier que sa disparition prématurée a largement contribué à rebattre les cartes relatives à sa réception dans le champ littéraire.
Dans un entretien paru dans Legs et Littérature en 2014, Évelyne Trouillot relate les motifs ayant favorise l’entrée des femmes dans la littérature : « Je pense qu’il est essentiel de se rappeler que c’est un combat qui a favorisé l’entrée des femmes dans la littérature. C’est un combat social. Un combat tout comme le droit de vote et le salaire minimum. […] l’insertion des femmes est liée aussi à leurs conditions d’existence »[33]. Il a fallu donc les voix assez fort audibles, revendicatrices et révoltées de romancières telles que Nadine Magloire et Marie Vieux-Chauvet pour transgresser les interdits, déjouer le silence et donner corps à la parole des femmes dans la littérature haïtienne. À cet effet, il est important de souligner que :
depuis les années 1950, avec Marie Chauvet surtout, elles [les femmes] ont commencé à voir la réalité politique non à partir des échafaudages idéologiques et théoriques mais à partir de réalités plus quotidiennes et qui révèlent autant/sinon plus les contradictions sociales et économiques du pays[34].
Dans un entretien paru dans un numéro de la revue Clio consacré au genre dans les mondes caribéens, Yanick Lahens affirme que : « écrire pour une femme c’est se mettre à nu. Car le premier vêtement de la femme doit être le silence et l’effacement. Écrire c’est se dévêtir. Et avancer sur un territoire interdit »[35]. Lahens présente ici l’écriture comme une forme de rébellion, un instrument qui donne accès à la liberté, l’indépendance et la lumière. Ainsi, en se dévêtant pour prendre possession de la parole, elle ne fait que retourner la marge pour s’emparer de ce territoire interdit et y planter son étendard. Par un tel acte, elle inscrit sa présence dans l’espace occupé et dominé par la gent masculine et brise le cercle ou cycle de violence dans lequel elle a été retenue prisonnière – allusion à l’allégorie de la caverne de Platon[36]. En ce sens, Marie Vieux-Chauvet fait figure d’une vraie pionnière, car après avoir brisé « les codes du roman traditionnel, [elle] se situera hors de la doxa politique, inaugurant le roman comme espace de la complexité »[37].
Les actions menées par la Ligue féminine d’Action Sociale constituent un apport considérable dans la mesure où elles ont contribué à interroger les normes et à se libérer de l’ordre social et politique oppressif. L’ordre normatif se révèle trop contraignant et ne véhicule que des valeurs liées à des rôles sociaux intériorisés. Ce n’est pas Évelyne Trouillot qui dira le contraire : « il y a eu en effet une domination masculine dans la littérature. Pour plusieurs raisons liées au fonctionnement de la société, aux préjugés et répartitions des rôles au sein de la famille entre autres… »[38]. Plus loin, elle poursuit : « Quand on parlait d’une femme-écrivain, il fallait toujours y associer le nom du mari ou de quelqu’un d’autre (Mme Untel ou la fille de M. Untel) pour valoriser ou justifier cette écriture »[39]. Tout cela montre combien dans la société haïtienne, comme l’affirme Wébert Chales, en littérature, les femmes ont la vie dure ![40] Ainsi, des années 1930 à aujourd’hui, les féministes ont opéré une véritable révolution dans les mœurs en Haïti. Aussi a-t-il fallu du temps pour comprendre que si « Magloire défiait les conventions littéraires haïtiennes et franchissait gaillardement les frontières de l’écriture du « non-dit » »[41], ce n’était autre que dans le but de libérer les femmes, en particulier, et dans une plus large mesure, la société, de l’emprise mâle. Dans son film titré Freda42], Gessica Généus offre, à travers son héroïne, une représentation féministe de la jeune femme haïtienne mobilisée pour faire face aux violences sexistes et sexuelles. C’est une femme engagée qu’elle porte à l’écran et dépeint avec toute la rage de chambouler cette société qui lui ferme tant de portes pour le seul fait qu’elle soit une femme. D’où l’impérieuse nécessité de continuer à délimiter les marges, faire sauter les bornes pour ré-inventer l’image de la femme et permettre à leur parole d’investir l’espace public.
Dieulermesson Petit Frère, Ph.D
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______
Notes :
[1] Carolyn Shread, « Dictature d’un certain féminisme ou le féminisme à travers la traduction », Legs et Littérature n°3, 2014, p. 39.
[2] Ibid., p. 38.
[3] Cf. Dieulermesson Petit Frère, « Ombres de femmes, images d’héroïnes dans les récits haïtiens du 20e siècle. Lectures d’Amour de Marie Vieux-Chauvet, Le sexe mythique de Nadine Magloire et Guillaume et Nathalie de Yanick Lahens », De la pratique à la science : renouveler les récits sur les femmes en Haïti. Première conférence internationale et interdisciplinaire haïtienne de recherche sur le genre, Port-au-Prince, Université Quisqueya, 28-29 avril 2016.
[4] Dieulermesson Petit Frère, Haïti : littérature et décadence. Études sur la poésie de 1804 à 2010, Port-au-Prince, LEGS ÉDITION, 2017, pp. 50-51.
[5] Christophe Charles, La poésie féminine haïtienne (histoire et anthologie), Port-au-Prince, Choucoune, 1980, pp. 7-8.
[6] Chimamanda Ngozie Adichie, Nous sommes tous des féministes suivi de Les marieuses, Paris, Folio, 2015, p. 25.
[7] Néologisme utilisé par l’anthropologue Nicola-Claude Mathieu en 1985 pour évoquer la situation de domination des hommes sur les femmes. Il est composé des mots latin vir signifiant « homme » et grec arkhia, dérivé de arkhein qui signifie « commander ». Cf. Clémentine Autain, Les machos expliqués à mon frère, Paris, Seuil, 2008, p. 14.
[8] Cf. Paulette Poujol Oriol, « La femme haïtienne dans la littérature : problèmes de l’écrivain », Journal of Haitian Studies, vol. 3, n°4, 1997-1998, p. 81.
[9] Slama Béatrice, « De la « littérature féminine » à « l’écrire-femme » : différence et institution », Littérature, n°44, 1981, p. 51.
[10] Yves Chemla, « Un attelage de misère et beaucoup de fantasmes : Le Joug d’Annie Desroy », Roberson Édouard et Fritz Calixte, Le devoir d’insoumission. Regards croisés sur l’occupation américaine d’Haïti (1915-1934), Laval, Presses universitaires de Laval, 2016, p. 145.
[11] Ibid., p. 145.
[12] De son vrai nom Gertrude Florentine Félicitée Ida, elle est la fille du président de la République Lysius Salomon. Née en 1882, elle a grandi et étudié en France. En 1903, elle revient à Port-au-Prince où elle y reste et participe à la vie mondaine et culturelle avant de partir s’installer à Paris en 1914 jusqu’à sa mort en 1969.
[13] Maurice Laraque, « Ida Faubert », Optique n°23, janvier 1956, p. 7.
[14] Natasha Tinsley, « Ida Faubert », Île en Ile, mis en ligne : 5 octobre 2004 ; mis à jour : 29 décembre 2020. <https://ile-en-ile.org/faubert/> [consulté le 3 novembre 2025]
[15] Cité par Natasha Tinsley, « Ida Faubert », Ibid.
[16] Ida Faubert a tenu un Salon littéraire à Paris, rue Blomet, où elle a reçu des écrivains et des artistes entre autres ses compatriotes Léon Laleau et de Jean Price-Mars, dans la continuité du salon qu’elle tenait dans sa maison de Turgeau en Haïti. Cf. Maurice Laraque, « Ida faubert », op. cit., p. 12.
[17] Wébert Charles, « Être femme au temps de la dictature », Legs et Littérature n°3, 2014, p. 3.
[18] Carolyn Shread, « Dictature d’un certain féminisme ou le féminisme à travers la traduction », Legs et Littérature n°3, 2014, p. 37.
[19] Ibid., p. 37.
[20] Cf. Dieulermesson Petit Frère, Écriture du corps et dynamique politique dans la fiction romanesque haïtienne contemporaine, thèse de doctorat, Créteil, Université Paris-Est Créteil, 2026.
[21] Cf. « Marie Chauvet – Lettre à Gaston Gallimard », Île en île, 4 octobre 2019. <http://ile-en-ile.org/chauvet_gallimard/>. [consulté le 25 mars 2022]
[22] Kettly Mars « Billet à Wébert Charles », Le Nouvelliste, 11 janvier 2014. <http://www.lenouvelliste.com/public/article/126182/kettly-mars-billet-a-webert-charles> [consulté le 23 avril 2023]
[23] Wébert Charles, « Nadine Magloire, une écrivaine contestée », Le Nouvelliste, 9 janvier 2014. <https://lenouvelliste.com/article/126014/nadine-magloire-une-ecrivaine-contestee> [consulté le 23 avril 2023]
[24] Paru en 1975 aux éditions du Verseau, il est réédité en 2014 dans la collection Voix Féminines de LEGS ÉDITION. C’est d’ailleurs le premier texte qui lance la collection. Pour approfondir, voir la page de présentation sur le site de la maison d’édition : <https://legsedition.net/public/le-sexe-mythique/> [consulté le 23 avril 2023]
[25] Mylène Dorcé, « Nadine Magloire. Romancière séditieuse mal-aimée de la critique littéraire », Études françaises vol. 60, n°2, 2024, p. 82. <https://id.erudit.org/iderudit/1118195ar> [consulté le 4 juin 2025]
[26] Nicole Aas-Rouxparis, « Voix/voies migrantes haïtiennes : Nadine Magloire, de la parole au silence », Suzanne Rinne et Joëlle Vitiello, Elles écrivent des Antilles (Haïti, Guadeloupe, Martinique), Paris, L’Harmattan, 1997, p .53.
[27] Ibid.
[28] Nicole Aas-Rouxparis, « Nadine Magloire, une exilée de l’intérieur », Suzanne Rinne et Joëlle Vitiello, Elles écrivent des Antilles (Haïti, Guadeloupe, Martinique), Paris, L’Harmattan, 1997, p .64.
[29] Wébert Charles, « Margaret Papillon, une conteuse née », Legs et Littérature n°5, 2015, p. 116.
[30] Maguy Durcé, Décalage, Port-au-Prince, Presses nationales d’Haïti, 2005. Pour ce recueil, l’autrice a reçu le prix René Philoctète de la poésie 2025 décerné par la Direction nationale du livre.
[31] Cynthia Bastien, Les mendiantes de soleil, Port-au-Prince, Presses nationales d’Haïti, 2005. Pour ce recueil, l’autrice a reçu le prix Justin Lhérisson de la nouvelle 2025 décerné par la Direction nationale du livre.
[32] Paru en 2019 aux éditions de la Rosée, Pwa Grate n’a pas fait grand bruit dans les cercles littéraires et événements littéraires prisés à Port-au-Prince.
[33] Dieulermesson Petit Frère, « Évelyne Trouillot : la persistance de l’écriture », Legs et Littérature n°3, 2014, p. 106.
[34] Dieulermesson Petit Frère, Haïti : littérature et décadence. Études sur la poésie de 1804 à 2010, op. cit., p. 58.
[35] Yanick Lahens, Clara Palmiste et Michelle Zancarini-Fournel, « Haïti, les femmes, la littérature et l’histoire (entretien) », Clio. Femmes, Genre, Histoire, n°50, 2019, p. 50.
<https://doi.org/10.4000/clio.17434>. [consulté le 23 avril 2023]
[36] Cf. Platon, La République (Livre VII), Paris, Flammarion, 2022, pp. 215-240.
[37] Yanick Lahens, Littérature haïtienne : urgence(s) d’écrire, rêve d’habiter, Paris, Collège de France/Fayard, 2019, p. 60.
[38] Dieulermesson Petit Frère, « Évelyne Trouillot, la persistance de l’écriture », op. cit., p. 105.
[39] Ibid., p. 107.
[40] Wébert Charles, « Haïti, en littérature, les femmes ont la vie dure ! », Libre de lire, 14 juillet 2025. <https://lelivre.mondoblog.org/2015/07/14/en-litterature-les-femmes-ont-la-vie-dure/> [consulté le 4 juin 2025]
[41] Mylène Dorcé, « Nadine Magloire. Romancière séditieuse mal-aimée de la critique littéraire », op. cit., p. 81.
[42] Cf. Gessica Généus, Freda, Haïti/Bénin, France, 2021, 1h33min, SaNoSi Productions, Ayizan Production, Merveilles Production.
Pour citer cet article :
Dieulermesson Petit Frère, « Restituer les Voix féminines d’Haïti. Éléments pour une histoire littéraire haïtienne située », LEGS ÉDITION, [En ligne], mis en ligne : 25 mars 2014, dernière mise à jour : 5 septembre 2026. URL : <https://legsedition.net/public/portail-des-voix-feminines-dhaiti/>
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Index des Voix féminines d’Haïti
Établi par Mirline Pierre, Wébert Charles et Dieulermesson Petit Frère
Sans aucune prétention exhaustive, cet inventaire des voix féminines haïtiennes ouvre la voie à l’écriture d’une contre-histoire de l’histoire littéraire traditionnelle haïtienne qui a longtemps invisibilisé les femmes. Ces voix, nouvelles et anciennes, sont le signe d’une littérature en perpétuelle mutation dont la manifestation apparaît autant dans le rapport à l’écriture perçue comme une aventure pour déconstruire les clichés que dans les choix thématiques et les formes d’affirmation de soi. L’écriture de nombre de ces femmes propose d’explorer, à travers les personnages mis en scène, des manières d’être allant à l’encontre des valeurs sociales en vigueur dans la société haïtienne à dominante patriarcale.
Ces femmes sont romancières, poétesses, essayistes, journalistes, artistes, enseignantes et/ou scientifiques.
- Cécile Accilien (?)
- Dougenie Achille (1999)
- Nathalie Adam (?)
- Jeanine Agnant (?)
- Marie Célie Agnant (1953)
- Anie Alerte (1992)
- Gaëlle Alexis (?)
- Sachernka Anacassis (1993)
- Ange Bellie Andou (?)
- Sergine André (1968)
- Pascale Cassagnol Annoual (1962)
- Mireille Neptune Anglade (1944-2010)
- Gysèle T. Apollon (?)
- Marlène Rigaud Appolon (1945-2000)
- Marie-Claude Argant-Le Clair (1943-45?)
- Milady Auguste (1992)
- Florence Augustin (1934)
- Clélie Aupont (1976)
- Stéphanie Balmir (1990)
- Marie-Louise Auguste Barou (1896-1952)
- Mimi Barthélemy (1939-2013)
- Barbara Bastien (1979)
- Cynthia Bastien (1983)
- Mimerose Beaubrun (1936)
- Cuckita Bellande (?)
- Fernande Bellegarde (?)
- Bayyinah Bello (1948)
- Joëlle Benoit (?)
- Maggy Belin Biais (1950)
- Karine Bélizar (1990)
- Michèle Bertol (1955)
- Marie-Clothilde Bissainthe, dit Toto Bissainthe (1934-1994)
- Edna Blaise (1994)
- Pascale Blanchard-Glass (1963)
- Jeanie Bogart (1970)
- Sabine Boisson (?)
- Adelyne Bonhomme (1990)
- Ghislaine Bouchereau (1948)
- Madeleine Sylvain-Bouchereau (1905-1970)
- Judith Brossard (?)
- Juliette Bussière Laforest (1789-1853)
- Charlotte Balatier Cadet (?)
- Jacqueline Turian Cardozo (1929-2004)
- Emmeline Carriès-Lemaine (1899 1980)
- Suzy Castor (1936)
- Adeline Magloire Chancy (1931)
- Marie-Claire Margary Chancy (?)
- Marie-Lucie Chancy (…-2023)
- Myriam J.A. Chancy (1970)
- Carolle Charles (1945?)
- Ghislainre Rey Charlier (1918-2017)
- Rachelle Charlier-Doucet (1955)
- Lucita Chériza (1965)
- Ginette Chérubin (1954)
- Marie Carmen Flambert Chéry (1954)
- Jeanne-Elsa Chéry (?)
- Marie-Claudette Ciriaque (?)
- Marie-Ange Claude (1988)
- Sybille Claude (1990)
- Léonie Coicou (Léonie Madiou), (1891 -1970)
- Négresse Colas (1995)
- Maggy de Coster (1962)
- Marie Corvington (?)
- Edwidge Danticat (1969)
- Murielle Darly (?)
- Édith Dartiguenave (?)
- Esther Dartigue (1908-2003)
- Lilian Dartiguenave (1907-2007)
- Gladys Démosthène (?)
- Magalie Comeau Denis (1961)
- Germaine Dennery (?)
- Johémie Délinois (1992)
- Sophia Désir (1969)
- Liliane Dévieux-Dehoux (1942-2020)
- Cléante Desgraves-Valcin (1891-1956)
- Charlene Désir (?)
- Lilas Desquiron (1946)
- Marie Laurette Destin (?)
- Yole Dérose (1955)
- Maud Desvarieux, aussi Marianne Maud Hudicourt (1904-1980)
- Myrthelle Devilmé (1964)
- Kerline Devise (1976)
- Célie Diaquoi-Deslandes (1907-1989)
- Jan J. Dominique (1953)
- Marie Flore Domond (1962)
- Mylène Dorcé (?)
- Marlène Dorcéna (?)
- Stéphana Dorval (1998)
- Ginette Roy Doura (1945)
- Marie Denise Duqueronette, dite Anna Fayonna (?)
- Maguy Durcé (?)
- Marie Yanick Dutelly (195?)
- Marie Andrée Emmanuel-Étienne (?)
- Marlène Etienne (1934)
- Hermine Faubert (1860-1923)
- Ida Faubert (1882-1969)
- Madeleine Bégon Fawcett (1948)
- Marie-Marcelle Ferjuste (1961)
- Martine Fidèle (1988)
- Jessica Fièvre (1981)
- Kermonde Lovely Fifi (1989)
- Lisa Florez (?)
- Odette Roy Fombrum (1917-2022)
- Maude Paultre Fontus (?)
- Jacqueline Eyssalleme Fouché (…-2014)
- Gusty Klara Gaillard-Pourchet (1959)
- Madeleine Gardiner (1926-2020)
- Alice Garoute (1874-1950)
- Gessica Généus (1985)
- Darline Gilles (1985)
- Mona Guérin (1934-2011)
- Fortunat A. Guéry (?)
- Marie-Claire Guerre (?)
- Rutshelle Guillaume (1988)
- France Medley Guilloux (?)
- Rose-Marie Gautier (1944)
- Olga Gordon (?)
- Soussoule Guerrier (1991)
- Mercédes Foucand Guignard (Déïta), (1935-2012)
- Rose-Esther Guignard (1985)
- Farah Angela Jean (1981)
- Yvonne Hakime-Rimpel (1906-1986)
- Marie-Thérèse Colimon-Hall (1918-1997)
- Marie-Thérèse Hudicourt (1906-1977)
- Josiane Hudicourt Barnes (?)
- Alice Hyppolite (?)
- Simone W. Hippolyte (1918)
- Yanick Jean (1946-200)
- Sagine Jean-Paul (1976)
- Fahimy Saoud Jean-Pierre (?)
- Annie Hilaire Jolibois (?)
- René Marie-Ange Jolicoeur (1947-1976)
- Yvonne Jean-Joseph (?)
- Julie Jean-Joseph (?)
- Carole Berotte Joseph (1949)
- Germaine Joubert (1927)
- Georgette Justin (?)
- Chantal Kénol (1961)
- Michaëlle Lafontant (1949)
- Madeleine Lagazy (?)
- Yanick Lahens (1953)
- Sabine Lamour (1980)
- Marie W. Larose (?)
- Édith Lataillade (1937)
- Régine Altagrace Latortue (?)
- Victorine Latortue (?)
- Luce Archin Lay (?)
- Gisèle Lebon (1918-2018)
- Emmeline Carriès Lemaire (1899-1980)
- Michèle Lemoine (1956)
- Jacqueline Scott-Lemoine (1923-2011)
- Anne-Marie Lerebours, dit Annie Desroy, (1893-1948)
- Clara P. Lespès (?)
- Lélia J. Lhérisson ( ?)
- Farah-Martine Lhérisson (1970-2020)
- Mireille Simon Liautaud (?)
- Phanuella Tommy Lincifort (1991)
- Rose Luzincourt (?)
- Nicole Morisset Lumarque (1955)
- Danièle Magloire (?)
- Nadine Magloire (1932-2021)
- Navia Magloire (?)
- Nicole Magloire (1939-2015)
- Élizabeth Arnoux Magny (1888-?)
- Mirlande Manigat (1940)
- Olivia Rosemond Manigat (?)
- Michèle Voltaire Marcelin (1955-2026)
- Kettly P. Mars (1958)
- Stéphane Martelly (1974)
- Sterlane Mathelier (1999)
- Marie-Soeurette Mathieu (1949)
- Alice Téligny-Mathon (?)
- Louise Gaveau Mayard (1888-1950)
- Marie-Françoise Mégie (1950)
- Nadène Ménard (1975)
- Rose Lhérisson Michel (?)
- Claudine Michel (?)
- Emmeline Michel (1966)
- Marguerite Micius (?)
- Esméralda Milcé (?)
- Francesca Mintor (1999)
- Aliette Honorat Moisset (?)
- Michèle Montas (1946)
- Adeline Moravia (1907-1978)
- Yanick M. Morin (?)
- Hélène Morpeau (?)
- Jasmine Claude-Narcisse (?)
- Jessica Nazaire (1998-2022)
- Guerda Nicolas (?)
- Guitèle Nicoleau (?)
- Marie-Marthe Balin Paul (Mme Franck Paul), (1936)
- Magaly Neïland Pélissier (Galy), (1959)
- Jeanne Pérez (?)
- Rébecca Odéna (1992)
- Marie-Thérèse Poitevin (?)
- Paulette Poujol-Oriol (1926-2011)
- Madeleine Paillère (1937-2005)
- Margaret Papillon (1958)
- Colette Parquis (?)
- Paula Clermont Péan (1949)
- Déborah Pépé (1999)
- Marie-Carmelle Berrouet Pérodin (?)
- Alexandra Philoctète (1948)
- Meggie Petit-Maître (1990)
- Beaudelaine Pierre (1977)
- Mirline Pierre (1990)
- Élisabeth Pierre-Louis (1972)
- Michèle Duvivier Pierre-Louis (1947)
- Maud Pierre-Pierre (?)
- Rose-Marie Perrier (?)
- Judith S. Pointejour (1969)
- Emmelie Prophète (1971)
- Herzulie Malgoire-Prophète (?)
- Marilène Phipps (1950)
- Marie-Andrée Pressoir (1944-2012)
- Antonine Renaud (dit Estéita), (1941-192)
- Cherlie Rivage (1990)
- Florence Bellande-Robertson (1945-2018)
- Gysèle Jean-Louis Rochelin (?)
- Jacqueline Baugé-Rosier (1932-2016)
- Marilisse Neptune Rouzier (1945)
- Denyse Roy (1908-1974)
- Laila B. Saieh (?)
- Erma Saint-Grégoire (?)
- Virginie Sampeur (1839-1919)
- Mme Colbert St-Cyr (1899-?)
- Carmelle Saint-Gérard Lopez
- Fédia Stanislas (1991)
- Barbara Prézeau Stéphenson (1965)
- Judicaëlle Sully (1996)
- Perpétue Sulney (?)
- Elsie Suréna (1956)
- Suzanne Comhaire-Sylvain (1898-1975)
- Jeanne G. Sylvain (1906-?)
- Yvonne G. Sylvain (1907-1989)
- Thérèse Tardieu (?)
- Janine Tavernier (1935-2019)
- Marie Alice Théard (1948)
- Taïna Tranquille (1987)
- Ertha Pascal Trouillot (1943)
- Évelyne Trouillot (1953)
- Jocelyne Trouillot (1948)
- Mildred Trouillot-Aristide (1963)
- Maud Turian (?)
- Gina Athéna Ulysse (1966)
- Geneviève Gaillard-Vanté (?)
- Gilberte Vieux (1921)
- Marie Vieux-Chauvet 1916-1973)
- Nedjmhartine Vincent (1986)
- Marie-Michèle Amédée Volcy (?)
- Marie-Claire Walker (1937)
- Jacqueline Wiener (? – 1976)
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Références bibliographiques
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Pour citer cet article :
Mirline Pierre, Wébert Charles et Dieulermesson Petit Frère, « Index des Voix féminines d’Haïti », LEGS ÉDITION, en ligne : 25 mars 2014 ; dernière mise à jour : 5 septembre 2026. URL : <https://legsedition.net/public/portail-des-voix-feminines-dhaiti/>
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