Le Séminaire général de francophonie 2026 organisé par Florian Alix se déroule cette année du 28 février au 13 juin 2026 à Sorbonne Université (Amphi Chasles et UFR de littérature française et comparée – salle F366). Sous forme de conférences ou séances associées, les chercheurs interviennent sur un thème de leur recherche en rapport avec le concept de biopouvoir tel que développé par Michel Foucault.
Présentation :
Biopolitiques littéraires postcoloniales
Le concept de biopouvoir fonctionne chez Foucault en parallèle et par contraste avec celui de discipline[1]. Tandis que celle-ci s’exerce de manière singulière sur les corps pour en accroître la productivité, la biopolitique « s’adresse à la multiplicité des hommes, mais non pas en tant qu’ils se résument à des corps, mais en tant qu’elle forme, au contraire, une masse globale, affectée de processus d’ensemble qui sont propres à la vie[2] ». De ce point de vue, il s’agit aussi bien de réguler les taux de natalité et mortalité, la propagation de maladie, que d’organiser l’interaction de la communauté humaine avec son environnement. Le pouvoir déborde alors cette communauté humaine pour régir ce qui semble être distinct, irréductible au politique, conçu comme organisation raisonnée, fondée sur le langage. [Pour en savoir plus]
Programme :
• Samedi 28 février (Amphi Chasles) – 10h-12h30
Romuald Fonkoua (Sorbonne Université) : « De la littérature à l’origine du décolonial »
• Samedi 21 mars (Amphi Chasles) – 10h-12h30
Diane Chavelet (Université Sorbonne Nouvelle) : « Biopolitique et performance »
• Samedi 11 avril (salle F366) – 10h-12h30
Charlotte Joublot Ferré (Université Paris 8) : « L’autochtonie dans la littérature du Pacifique Sud : redéfinir un centre océanien »
Dieulermesson Petit Frère (UPEC) : « Le corps, lieu de pouvoir dans le roman haïtien contemporain »
• Samedi 30 mai (Amphi Chasles) – 10h-12h30
Louiza Kadari (Université Sorbonne Nouvelle) : « (Bio)politique, pouvoir, impuissance : ce que mettent à nu les corps en prise avec le terrorisme »
• Samedi 13 juin (Amphi Chasles) – 10h-12h30
Florian Alix (Sorbonne Université) : « Faire parler la violence et fragmenter la vie dans les littératures indianocéaniques »
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[1] Paul Patton, « Power and biopower in Foucault », dans Vernon W. Cisney et Nicolae Morar (dir.), Biopower. Foucault and beyond, Chicago et Londres, The University of Chicago Press, 2016, p. 104.
[2] Michel Foucault, Il faut défendre la société, Paris, Gallimard / Seuil, coll. « Hautes Études », 1997, p. 216.