Évelyne Trouillot

L’Association Legs et Littérature (ALEL) lance un appel à contributions pour le 24e numéro de la revue Legs et Littérature consacré à l’écrivaine Évelyne Trouillot qui paraîtra au printemps 2027 chez LEGS ÉDITION sous la direction d’Alessia Vignoli (Université de Varsovie).
Date limite d’envoi des résumés : 15 mai 2026
Argumentaire :
Autrice de romans, nouvelles, pièces de théâtre, poèmes et contes, Évelyne Trouillot occupe une place majeure dans le champ littéraire haïtien et caribéen contemporain. Son œuvre, traversée par une interrogation constante sur l’histoire, la mémoire et les formes du silence, se déploie à la croisée de l’intime et du politique, du poétique et du testimonial, du local et du transnational. Espace de rencontres et de dialogues, territoire de sociabilités, de construction de liens et de réseaux, « l’ensemble de son œuvre traite systématiquement, quoique toujours de manière inédite, la complexité des relations humaines… »[1]. Principalement préoccupée par des sujets relevant de la condition féminine, les violences de genre et les injustices, son œuvre fictionnelle propose des clés pour une réécriture et une compréhension de l’histoire haïtienne refusant toutes les formes de stéréotypes ayant contribué à l’occultation de certains faits. À lire cette œuvre, l’on ne peut s’empêcher de remarquer l’importance qu’elle accorde à la position, l’apport et l’engagement des femmes dans la Révolution haïtienne. Une question qui a été pendant longtemps reléguée à l’arrière-plan.
Depuis Rosalie l’infâme (2003), son premier roman qui propose une fictionnalisation de la situation inhumaine que représente l’esclavage, jusqu’à Sara Sans-Souci (2025), qui évoque la condition des femmes en Haïti dans leur lutte pour la dignité et la liberté en passant par La mémoire aux abois (2010) – récit d’une mémoire traumatisée qui revient sur le règne sanglant de Duvalier fils et ses séquelles sur les familles haïtiennes –, Le Rond-point (2015) qui pointe les injustices sociales et la difficulté d’être et de vivre en Haïti ou Désirée Congo (2020) qui remet en scène, comme dans son premier roman, la problématique de l’esclavage, l’écriture d’Évelyne Trouillot explore les fractures de l’histoire haïtienne : esclavage, dictature, exil, traumatismes politiques, violences sociales, mais aussi transmission, solidarité et résistances, le plus souvent à partir d’un point de vue de voix féminines longtemps exclues des récits nationaux.
La mémoire, chez Trouillot, n’est ni archive stable ni simple devoir de rappel : elle est conflictualité, hantise, reconfiguration permanente du passé. Elle représente un outil important qui lui autorise de corriger les oublis et mettre en scène les tragédies de l’histoire. L’ancrage de son écriture dans le quotidien lui permet de donner forme à cette mémoire en mettant en lumière les voix peu représentées et parfois silenciées de l’histoire et de la vie sociale haïtienne. Sous sa plume apparaît cette volonté de redonner vie aux anonymes et aussi cette puissance de subversion de l’ordre social patriarcal. Dans une entrevue parue dans le 21e numéro de Legs et Littérature, elle affirme que « face aux tragédies de l’histoire, la mémoire est une puissante arme de combat. En outre, le rappel des actes de résistance et de dignité constitue un devoir de reconnaissance aux absents, à celles et à ceux qui se sont battus, ont résisté avec dignité dans des circonstances horribles »[2]. En situant son écriture dans un tel registre, cette dynamique lui laisse toute la latitude de « donner la parole aux victimes, de faire sortir de l’oubli des dates et personnes qui ont perdu leur vie et dont la mémoire nationale ne s’est jamais chargée »[3]. De plus, l’un des points forts de cet angle narratif est cette possibilité qu’il lui offre de faire de « la mémoire […] un lieu de résistance au silence imposé par la narration officielle »[4]. À cet égard, ses textes contribuent à renouveler et à déplacer les cadres des études mémorielles, intersectionnelles et postcoloniales depuis une perspective haïtienne et caribéenne.
Inscrite dans une perspective qui entend interroger l’histoire et remettre en question les apriori et les lieux communs, son œuvre se déploie comme une forme de contre-vérité et/ou de contre-histoire de l’histoire traditionnelle et officielle ayant jusque-là façonné les imaginaires. Lire Évelyne Trouillot aujourd’hui, c’est entrer dans l’histoire avec des matériaux capables de permettre de reconstituer les faits dans leur vraie dimension et avec la distance nécessaire pour mieux comprendre le présent. C’est donc avec raison qu’elle avoue que « la fiction ouvre une porte d’entrée singulière dans l’histoire, la possibilité de se mettre à la place d’individus ayant vécu dans les périodes antérieures. Elle offre la possibilité sinon de changer de point de vue mais d’envisager un autre que le sien. De rendre certains moments clés de l’histoire plus réels, plus proches et d’établir le lien nécessaire pour une meilleure gestion du présent »[5]. Aussi Trouillot, pour reprendre une considération de Rocio Munguia Aguilar, s’engage-t-elle dans « la voie d’une écriture hybride qui associe les faits avérés aux pouvoirs de la fiction pour proposer des « variantes » de l’événement »[6] ! À ce propos, il ne fait aucun doute d’affirmer que l’œuvre fictionnelle d’Évelyne Trouillot se veut une porte ouverte sur l’Histoire.
Ce numéro de Legs et Littérature entend proposer une réflexion d’ensemble consacrée à l’œuvre d’Évelyne Trouillot, en interrogeant ses enjeux esthétiques, politiques, poét(h)iques et formels. Il s’agira d’examiner comment cette écriture contribue à repenser :
- la narration de l’histoire haïtienne ;
- la mise en scène des subjectivités féminines ;
- les formes de la mémoire traumatique ;
- les violences dictatoriales et ses répercussions sur les corps ;
- les normes, les sexualités et les idéaux féministes ;
- les tensions entre exil, enracinement, enracinerrance ;
- les rapports entre la fiction et le factuel ;
- les rapports entre littérature et transmission.
Les propositions pourront s’inscrire dans les axes suivants, qui pourtant ne sont pas exhaustifs :
Axe 1 : Mémoire et trauma
- Comment l’œuvre d’Évelyne Trouillot met-elle en récit les héritages traumatiques (esclavage, dictature, violences politiques) ?
- La fonction du silence, de la fragmentation ou du non-dit.
- Quelles dimensions acquiert la représentation de la violence et de la dictature dans l’écriture d’Évelyne Trouillot ? Quelle mise en scène/images en fait-elle ?
- Quelle exploitation fait-elle de l’image corporelle pour décrypter le fonctionnement du système politique ?
- Lecture de l’œuvre à la lumière des trauma studies ou des théories de la postmémoire.
Axe 2 : Écriture de l’histoire et contre-archives au féminin
- En quoi l’œuvre d’Évelyne Trouillot participe-t-elle à une réécriture de l’histoire haïtienne depuis des perspectives historiquement marginalisées ?
- L’écriture romanesque comme espace de production d’archives alternatives.
- Quels sont les (en)jeux entre ces archives alternatives et l’ordre politique dominant ?
- L’œuvre littéraire d’Évelyne Trouillot comme lieu d’inscription de la mémoire nationale et collective.
- Contribution de cette œuvre à une historiographie littéraire décentrée.
Axe 3 : Exil, diaspora et circulations transnationales
- Quelles dynamiques relationnelles se tissent entre Haïti et ses diasporas ?
- Quel regard l’écrivaine porte sur les communautés diasporiques haïtiennes et comment les met-elle en récit ?
- La figure de l’exilé et du migrant ;
- Comment cette œuvre s’inscrit dans une perspective caribéenne et transatlantique plus large ?
Axe 4 : Poétique du silence et éthique de la parole
- Comment interpréter la tension entre mutisme et nécessité de dire récurrente dans l’œuvre ?
- En quoi l’écriture devient-elle acte éthique face aux ruines de l’histoire ?
- Par quel biais Trouillot donne-t-elle voix aux anonymes et oubliées ?
- Pouvoir de la fiction et réécriture de l’histoire.
- Écrire et (se)dire comme acte de subversion et de résistance face au silence et à l’invisibilisation.
Axe 5 : Littérature de jeunesse et transmission
- Les contes et récits pour enfants ouvrent un autre versant de l’œuvre de l’écrivaine : Comment penser la dimension pédagogique et mémorielle de ces écrits ?
- Quel(s) modèle(s), quel(s) repère(s) et héritage(s) pour la jeunesse ?
- Comment l’univers jeunesse d’Évelyne Trouillot permet-il de faire monde, faire communauté et (re)penser Haïti ?
- Questionner la littérature jeunesse au prisme de l’ambivalence de la représentation des couleurs ?
Axe 6 : Corps féminin entre territoire de la violence et objet de désir
- Quelles représentations sont faites du corps féminin dans l’univers d’Évelyne Trouillot ?
- Comment le politique se sert-il de son pouvoir pour asservir le corps féminin ?
- Comment le corps féminin suscite-t-il le désir dans les espaces du pouvoir ?
- Le corps peut-il jeter le trouble dans la politique ou la réorienter ?
- Comment le corps subit et/ou résiste-t-il à la répression en temps de troubles et d’assiègement ?
Axe 7 : Sexualités, normes et subversion
- Comment le corps transgresse-t-il les normes dans l’œuvre d’Évelyne Trouillot ?
- Comment son écriture procède à la mise en scène du corps féminin ? Comment cette mise en scène participe-t-elle à sa représentation érotique ?
- Le corps double lieu d’émancipation et d’aliénation.
- Quel(s) usage(s) l’écrivaine fait-elle de la question sexuelle ?
- Comment son écriture permet-elle de (re)définir les rapports entre sexe et pouvoir ?
Protocole de présentation et de soumission des textes :
L’auteur.e devra envoyer sa proposition de contributions par courrier électronique en format Word en indiquant (1) son nom/prénom, (2) son titre universitaire, (3) le titre du texte, (4) sa notice biobibliographique ne dépassant pas 100 mots, (5) un résumé (Abstract) du texte ne dépassant pas 250 mots.
Longueur des textes
– 4 000 à 7 000 mots pour les réflexions, les textes critiques portant sur une œuvre littéraire.
– 1 000 à 1 200 mots pour les notes ou comptes rendus de lecture.
– 1 000 à 1 500 mots pour les portraits d’écrivains.
– 1 500 à 2 000 mots pour les entretiens avec des écrivain.e.s, critiques littéraires et chercheur.e.s.
– Poèmes ou nouvelles en français : maximum 5 pages ou 5 poèmes.
La police de caractères exigée est Times New Roman, taille 12 points, à un interligne et 1/2, et une taille de 10 points pour les notes de bas de page, police de caractère, Calibri.
Titre du texte : le titre doit être en gras avec les titres des œuvres en italique. S’il comporte deux parties, utilisez deux points au lieu du soulignement.
Exemple : Chauvet et Faulkner : cas d’intertextualité.
Les références : toute citation doit être associée à une note en bas de page. Les citations de moins de 5 lignes sont intégrées au texte et indiquées par des guillemets –sans italique. Allez à la ligne et utilisez l’alinéa pour les citations de plus de 5 lignes. Dans ce cas, il n’y a ni guillemets ni italique. Veuillez indiquer les références en bas de pages (Prénom, nom de l’auteur, titre du livre, lieu de l’édition, maison d’édition, année de publication. Ex : Marie Vieux-Chauvet, Fille d’Haïti, Paris, Zellige, 2014.
Bibliographie, Livres : Indiquer le nom de l’auteur (maj.), prénom (min.) suivi du titre de l’ouvrage (italique), lieu de l’édition, maison d’édition, année de publication.
Ex : VIEUX-CHAUVET, Marie, Fille d’Haïti, Paris, Zellige, 2014.
- S’il s’agit d’un livre publié plus d’une fois, il faut préciser l’édition consultée et l’année de la première publication mise entre 4crochets précédée du titre.
Ex : VIEUX-CHAUVET, Marie, Fille d’Haïti [1954], Paris, Zellige, 2014.
Chapitre d’un livre : Nom de l’auteur (maj.), Prénom (min.), titre du chapitre (entre guillemet), titre de l’œuvre (italique), ville, édition, année de publication, numéros de pages.
Ex : Gérard Genette, « Frontières du récit », Figures II, Paris, Seuil, 1969, pp. 49-69.
- Titre cité dans la note précédente : Ibid., p. 24.
- Titre cité dans la note subséquente : Marie Vieux-Chauvet, Fille d’Haïti, op. cit., p. 35.
- Article déjà cité : Gérard Genette, « Frontières du récit », op. cit., p. 78.
- Quand il est nécessaire, utilisez Cf., non pas voir.
Article de revue : Nom de l’auteur (maj.), Prénom (min.), titre de l’article (entre guillemet), nom du magazine, journal ou revue (en italique), volume, numéro, année de publication, pages consultées. Ex : LAHENS, Yanick, « Chauvet, Faulkner : cas d’intertextualité », Legs et Littérature, no 4, 2015, pp. 65-82. Si consulté en ligne, veuillez préciser la date de consultation et le lien url. Dans l’article, le prénom précède le nom qui est en petites lettres (Ex : Şebnem Susam-Saraeva et Carolyn Shread, « Making the leap: embracing the more-than-human in feminist and queer translation », Feminist Translation Studies, vol. 2, no1, pp. 1-12. Consulté le 11 mars 2026. <https://doi.org/10.1080/29940443.2025.2566288>).
Filmographie : Nom du réalisateur (maj.), Prénom (min.), titre du film (italique), Pays de production, année de sortie, durée du film, Compagnie de production.
Ex : PECK, Raoul, Le jeune Karl Marx, Allemagne, 2017, 1h58, Agat Films & Cie/Velvet Film/Rohfilm/Artémis Productions.
- S’il s’agit d’une scène du film, reprendre les mêmes informations, puis ajouter la scène en question. Ex : PECK, Raoul, Le jeune Karl Marx, Allemagne, 2017, 1h58, Agat Films & Cie/Velvet Film/Rohfilm/Artémis Productions, 00:52:13-01:00:25.
- S’il s’agit d’une vidéo en ligne (Youtube ou autre plateforme), Nom de l’auteur, Prénom, « Titre de la vidéo », YouTube, date, url. Ex : SALVANT, Cécile Mc Lorin, « Le front caché sur tes genoux », YouTube, 17 mai 2013. Consulté le 15 décembre 2014. <https://www.youtube.com/watch?v=ka6kxDPCd5E>
L’auteur.e devra envoyer sa proposition de contributions par courrier électronique à : legs-et-litterature@outlook.com.
- Œuvres d’Évelyne Trouillot
- Romans
Rosalie l’infâme, Paris, Dapper, 2003 ; Port-au-Prince, Presses Nationales d’Haïti, 2007, Atelier Jeudi Soir, 2018 ; Paris, Le Temps des Cerises, 2019.
L’Œil-Totem, Port-au-Prince, Presses Nationales d’Haïti, 2006.
Le Mirador aux étoiles, Port-au-Prince, L’Imprimeur II, 2007.
La mémoire aux abois, Paris, Hoëbeke, 2010 ; Port-au-Prince, Atelier Jeudi Soir, 2011.
Absences sans frontières, Montpellier, Chèvre Feuille Étoilée, 2013.
Le Rond-Point, Port-au-Prince, L’Imprimeur II, 2015.
Désirée Congo, Port-au-Prince, L’Imprimeur II, 2020 ; Montréal, CIDIHCA, 2020.
Sara Sans-Souci, Montréal, CIDIHCA, 2025.
- Nouvelles
La chambre interdite, Paris, L’Harmattan, 1996.
Islande, suivi de La mer, entre lait et sang, Port-au-Prince, Éditions de l’Île, 1998.
Ma maison en dentelle de bois, suivi de Une cousine inattendue, Port-au-Prince, Éditions Mémoire, 1999.
Parlez-moi d’amour…, Port-au-Prince, Imprimerie Caraïbe, 2002.
Je m’appelle Fridhomme, Delmas, C3 Éditions, 2017.
- Contes et récits pour enfants
L’oiseau mirage, Port-au-Prince, Éditions Haïti Solidarité Internationale, 1997.
Ma maison en dentelles de bois, Port-au-Prince, Mémoire, 1998, Porte-Plume, 2020.
L’île de Ti Jean, Paris, Dapper, 2004.
La fille à la guitare / Yon fi, yon gita, yon vwa (édition bilingue), Port-au-Prince, Atelier Jeudi Soir, 2012.
- Poésie
Sans parapluie de retour, Port-au-Prince, 2001.
Plidetwal, Port-au-Prince, Presses Nationales d’Haïti, 2005.
Par la fissure de mes mots, Paris, Bruno Doucey, 2014.
Yon kòd gita, Port-au-Prince, Edisyon Freda, 2020.
- Théâtre
Le Bleu de l’île, 2005, inédit.
—
Bibliographie indicative sur l’œuvre d’Évelyne Trouillot :
AGUILAR, Rocío Munguia, « De l’archive à la fiction : écritures hybrides de l’H/histoire chez Évelyne Trouillot, Fabienne Kanor, Gisèle Pineau et Susana Cabrera », MaLiCE, n°11, 2020. Consulté le 7 mars 2026 : <https://cielam.univ-amu.fr/malice/articles/larchive-a-fiction-ecritures-hybrides-lhhistoire-chez-evelyne-trouillot-fabienne>
BÉRARD, Stéphanie, « Dramaturgie haïtienne de l’exil : Le bleu de l’île d’Evelyne Trouillot », Journal of Haitian Studies, vol. 16, n°1, 2010, pp. 60-69.
CLARE, Alison, « The Grey Zone: Physical Confinement and Emotional Freedom in La mémoire aux abois, by Evelyne Trouillot », Women in French Studies, n°9, 2024, pp. 116-127.
CLERFEUILLE, Laurence, « Marronnage au féminin dans Rosalie l’Infâme d’Evelyne Trouillot », Contemporary French and Francophone Studies, vol.16, n°1, 2012, pp. 33-44.
Cordova, Sarah Davies, « Ending the Haunting, Halting Whisperings of the Unspoken : Confronting the Haitian Past in the Literary Works of Agnant, Danticat, and Trouillot », dans : P. Gobodo-Madikizela (éd.), Breaking Intergenerational Cycles of Repetition : A Global Dialogue on Historical Trauma and Memory, Opladen, Barbara Budrich, 2016, pp. 213-233.
DANTICAT, Edwidge, « Evelyne Trouillot » (interview), Bomb 90, Winter 2004-2005, pp. 48-53.
FRANCHINI, Pauline, « La (re)catégorisation en “littérature de jeunesse” entre geste auctorial, stratégie éditoriale et ambiguïtés de la réception. Les cas de Patrick Chamoiseau et d’Évelyne Trouillot », Recherches & Travaux [En ligne], n°103, 2023, <https://doi.org/10.4000/recherchestravaux.6969>
FRÉMIN, Marie, « Esclavage, mythe fondateur et littérature en Haïti dans Rosalie l’Infâme d’Évelyne Trouillot », C. Chaulet Achour (éd.), Esclavages et littérature : représentations francophones, Paris, Classiques Garnier, 2016, pp. 203-221.
HERBECK, Jason, « Entretien avec Evelyne Trouillot », The French Review, vol. 82, n°4, 2009, pp. 822-29.
________, « Point de rencontres : Une étude de passages “infrahumains” dans Le Rond-Point d’Évelyne Trouillot », Romance Notes, vol. 63, n°2, 2023, pp. 427-440.
________, « Reviewed Work: Le Rond-point by Évelyne Trouillot » Journal of Haitian Studies, vol. 22, no1, Spring 2016, pp. 190-194.
JOSEPH-GABRIEL, Annette K, « “Tant de silence à briser” : Entretien avec Évelyne Trouillot », Nouvelles Études francophones, vol. 32, n°1, 2017, pp. 82-94.
________. (éd.), Palimpsest, numéro special, Enduring Encounters: Reflections on the Literary Works of Évelyne Trouillot, vol. 8, n°1, 2019.
LARRIER, Renée, « In[her]itance: Legacies and Lifelines in Evelyne Trouillot’s Rosalie L’Infâme », Dalhousie French Studies, n°88, 2009, pp. 135-45.
MÉNARD, Nadève (éd.), Écrits d’Haïti : Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006), Paris, Karthala, 2011.
PETIT FRÈRE, Dieulermesson, « Écrire la mémoire, ensevelir l’amnésie : lire La mémoire aux abois d’Évelyne Trouillot », Legs et Littérature n°3, janvier-juillet 2014, pp. 13-21.
________, « Évelyne Trouillot, la persistance de l’écriture », Legs et Littérature n°3, janvier-juillet 2014, pp. 105-118.
________, « Écrire les ruines de la dictature des Duvalier. Marie-Célie Agnant et Évelyne Trouillot : hypertextualité ou plagiat ? », Legs et Littérature, n°4, juillet-décembre 2014, pp. 97-112.
________, « La fiction ouvre une porte d’entrée singulière dans l’histoire : entretien avec Évelyne Trouillot », Legs et Littérature no21, 2024, pp. 327-334.
SCOTT, Lindsey, « S’entraider entre exils : la confrontation duvaliériste dans La Mémoire aux abois d’Évelyne Trouillot et Un Alligator nommé Rosa de Marie-Célie Agnant », Journal of Haitian Studies, vol. 20, no1, 2014, pp. 84-106.
SOL, Antoinette Marie, « Histoire(s) et traumatisme(s) : l’infanticide dans le roman féminin antillais », French Review, vol. 81, no5, 2008, pp. 967-84.
SPEAR, Thomas C., « Évelyne Trouillot », Île en Île, 2002. <https://ile-en-ile.org/trouillot_evelyne/>
VIGNOLI, Alessia, « Voix de femmes queer au cœur de la littérature haïtienne contemporaine », Cahiers ERTA, n°39, 2024, pp. 209-226.
________, « Mémoires en conflit et le rôle du silence dans Un plat de porc aux bananes vertes de Simone et André Schwarz-Bart et La mémoire aux abois d’Évelyne Trouillot », Il Tolomeo, n°27, 2025, pp. 65-81.
—
Comité scientifique
Carlo A. Célius, CNRS-IMAF
Sara Del Rossi, Université de Varsovie
Joëlle Kabilé, Université des Antilles
Pierre Suzanne Eyenga Onana, Université de Yaoundé I
Élisabeth Kruse, University of Regensburg
Sabine Lamour, Université d’Ottawa
Georges Eddy Lucien, Université Carleton
Aboubacri Ngaide, Université Paris-Est Créteil
Valery Ntwaly, Université Paris-Est Créteil
Alba Pessini, Université de Parme
Michèle Duvivier Pierre-Louis, Université Quisqueya
Carolyn Shread, Mount Holyoke College
Francesca Paraboschi, Université de Milan
—
Dates à retenir
Délai d’envoi des résumés : 16 mai 2026
Réponse du comité : 30 juin 2026
Soumission du texte final : 30 octobre 2026
Envoyez vos propositions avant le 16 mai 2026 à legs-et-litterature@outlook.com et a.vignoli@uw.edu.pl
—
Notes :
[1] Jason Herbeck, “Reviewed Work: Le Rond-point by Évelyne Trouillot”, Journal of Haitian Studies, vol. 22, no1, Spring 2016, pp. 190.
[2] Dieulermesson Petit Frère, « La fiction ouvre une porte d’entrée singulière dans l’histoire : entretien avec Évelyne Trouillot », Legs et Littérature no21, 2024, p. 331.
[3] Alessia Vignoli, « Mémoires en conflit et le rôle du silence dans Un plat de porc aux bananes vertes de Simone et André Schwarz-Bart et La mémoire aux abois d’Évelyne Trouillot », II Tolomeo no27, 2025, p. 74.
[4] Ibid., p. 74.
[5] Dieulermesson Petit Frère, « La fiction ouvre une porte d’entrée singulière dans l’histoire : entretien avec Évelyne Trouillot », op. cit., p. 330.
[6] Rocío Munguia Aguilar, De l’archive à la fiction : écritures hybrides de l’H/histoire chez Évelyne Trouillot, Fabienne Kanor, Gisèle Pineau et Susana Cabrera », MaLiCE, no11, 2020. Consulté le 7 mars 2026. <https://cielam.univ-amu.fr/malice/articles/larchive-a-fiction-ecritures-hybrides-lhhistoire-chez-evelyne-trouillot-fabienne>
—
Pour télécharger l’appel :