Auteur : Etzer Vilaire
Titre : La vie solitaire pendant l’occupation américaine1 (Notes et commentaires de Dieulermesson Petit Frère)
Collection : Classique
Date de parution : hiver 2026
Cette édition officielle ou publique du recueil La vie solitaire pendant l’occupation américaine d’Etzer Vilaire, inscrite dans le cadre des activités remémoratives (du centenaire) de la première occupation d’Haïti par les États-Unis d’Amérique, entend faire (re)découvrir cette œuvre peu connue de l’histoire littéraire. L’emploi de l’expression « édition officielle » n’est pas du tout anodin dans la mesure où le texte, publié dans un cadre restreint en 1937, n’a pas vraiment eu une réelle circulation. Les cinquante exemplaires imprimés à l’époque sont restés dans le petit cercle familial et amical. Le grand public n’y a jamais eu accès sinon les quelques intéressés au travail de l’auteur qui ont eu la chance de le découvrir n’en ont connaissance que dans des manuels l’ayant mentionné ou publié quelques rares vers çà.
Ce recueil d’Etzer Vilaire qui semble être son dernier livre publié – il paraît que Vilaire n’aura pas écrit d’autre livre depuis cette date – dénote une forme d’engagement vu qu’il constitue pour l’auteur une autre manière de voir et de comprendre l’Occupation. La solitude et le retrait du monde représentent pour lui un moyen prendre ses distances avec les choses du monde pour mieux réfléchir sur le passé et le combat de son peuple, le poids douloureux de son présent et les multiples entraves qui cernent sa destinée. Ce manuscrit, témoin d’une époque, au même titre que son poème Les Dix hommes noirs, a été remis à l’équipe éditoriale par l’un de ses petits-fils, Etzer Vilaire Fils, ainsi que d’autres documents d’archives précieusement conservés par la famille
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Qu’il soit au niveau du politique, du social ou de l’intime, l’écriture poétique d’Etzer Vilaire est salutaire en ce sens qu’elle engage le sujet dans son rapport à la mémoire, au temps et à l’époque, et à la relation aux autres et à soi. Dans ce contexte, il importe de s’interroger sur la nécessité de relire ses textes à la lumière de nouvelles grilles théoriques pour faire ressortir l’authenticité de son œuvre et se défaire des idées préconçues construites à son égard par la critique littéraire haïtienne du siècle précédent.
Dieulermesson Petit Frère, Ph.D
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1. Imprimé dans un format très attrayant, le livre a été tiré à 5 000 exemplaires et distribué gratuitement dans 227 écoles, 17 bibliothèques et centres culturels du pays de sept départements du pays. Plusieurs ateliers de lectures, des conférences ont été organisés dans des écoles autour de l’œuvre d’Etzer Vilaire. Une soirée d’hommage consacrée à l’écrivain a lieu le 15 janvier 2015 pour célébrer son œuvre et sa mémoire. Le guitariste et parolier Kébert Bastien (Keb) a mis en musique son poème « écolier haïtien ». Le poème figure sur son album PWENNFÈPA. 100 an lokipasyon blan meriken paru la même année avec le soutien de l’Ambassade. [Pour en savoir sur l’ancienne édition, CLIQUER ICI]
Dans la presse :
Idson Saint-Fleur, Haïti – Mémoire : Etzer Vilaire, ouvrier de la restauration d’Haïti (V), Rezo Nòdwès, 1er juin 2022.
Dieulerrmesson Petit Frère, Etzer vilaire, ce poète mal connu, Coin d’encre, jeudi 30 juin 2016.
Wébert Lahens, La Suisse et LEGS ÉDITION replacent Etzer Vilaire dans les écoles haïtiennes, Le Nouvelliste, jeudi 17 mars 2016.
Rosny Ladouceur, Humeurs d’artistes pour vénérer le grand barde jérémien, Le National, mardi 19 janvier 2016.
Claude Bernard Sérant, Humeurs d’artistes pour saluer deux projets culturels, Le Nouvelliste, lundi 18 janvier 2016.
Dominique Batravaille, À Haute Voix – Soirée Etzer Vilaire, Radio Mélodie FM, janvier 2016.
Wébert Lahens, Le poète Etzer Vilaire et l’occupation américaine, Le Nouvelliste, vendredi 23 octobre 2015.